La Côte d’Ivoire engage une réforme majeure de son organisation administrative dans le secteur des transports. Désormais, les ports, les aéroports ainsi que les projets ferroviaires, dont le métro, relèvent du ministère des Infrastructures et de l’Entretien routier.
Actée par le décret n°2026-80 du 4 mars 2026, cette décision consacre un transfert de tutelle jusque-là exercée par le ministère des Transports et des Affaires maritimes. Elle s’inscrit dans une volonté des autorités de centraliser la gestion des grandes infrastructures afin de renforcer l’efficacité de l’action publique.
Concrètement, des structures stratégiques telles que le Port autonome d’Abidjan, le Port autonome de San Pedro, ainsi que les aéroports du pays passent sous la responsabilité du ministère dirigé par Hien Sié. Ancien directeur général du Port autonome d’Abidjan, ce dernier hérite d’un portefeuille élargi, désormais au cœur de la politique nationale d’équipement.
Cette réorganisation vise à améliorer la coordination entre la planification, la réalisation et l’entretien des infrastructures. Elle intervient dans un contexte de modernisation accélérée, marqué par plusieurs projets structurants, notamment dans les domaines portuaire, aéroportuaire et ferroviaire.
En parallèle, le ministère des Transports devrait se recentrer sur ses missions de régulation, d’organisation des flux et de mobilité. Une clarification des rôles qui pourrait permettre une meilleure lisibilité de l’action publique, même si des défis de coordination entre administrations restent à anticiper.
Ce retour à une gestion intégrée des infrastructures rappelle une configuration antérieure du gouvernement ivoirien. Il confirme surtout la place stratégique accordée au développement des équipements dans la dynamique de croissance du pays.

