Le Bénin se prépare à une présidentielle historique. Pour la première fois depuis dix ans, Patrice Talon ne brigue pas de mandat, ouvrant la voie à une compétition inédite le 12 avril 2026. Après les législatives et communales de janvier, le pays choisira un nouveau président pour un mandat de sept ans, renouvelable une seule fois, avec un colistier chargé d’assurer la continuité en cas d’empêchement.
Deux duos sont en lice : Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata pour la mouvance présidentielle, et Paul Hounkpè avec Judicaël Hounwanou pour l’opposition modérée FCBE. L’élection repose sur un système de majorité absolue au premier tour (50 % + 1 voix), avec un second tour prévu le 10 mai si aucun candidat n’atteint ce seuil.
La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) supervise l’organisation, la logistique, le déploiement du matériel, et la formation des agents électoraux. La Cour constitutionnelle valide les candidatures et proclame les résultats définitifs, garantissant ainsi la légalité et la transparence du scrutin.
Près de 7,9 millions d’électeurs sont attendus dans 17 462 bureaux au Bénin, plus 62 679 électeurs à l’étranger. Les défis majeurs du scrutin incluent la participation, notamment celle des jeunes, la fiabilité du fichier électoral et l’acceptation des résultats par tous les acteurs.
Dans ce contexte, la présidentielle 2026 est perçue comme un test de stabilité et de maturité démocratique pour le pays. La mobilisation des citoyens et la transparence du processus détermineront la légitimité du futur président et la confiance dans les institutions pour les années à venir.

