La grande salle du 4ᵉ étage de l’hôtel Capitol, à la Riviera Golf, s’est vite révélée trop étroite pour contenir l’affluence enregistrée ce samedi 2 mai 2026, à l’occasion de la 4ᵉ édition de la Fête des libertés organisée par le Mouvement des Générations Capables (MGC). Militants venus d’Abidjan et de l’intérieur du pays ont répondu présents, aux côtés de plusieurs invités de marque, dont l’ambassadeur d’Égypte, un représentant de la CEDEAO, ainsi qu’Ahoua Don Mello pour les BRICS et Gnoka Moriak du National Democratic Institute (NDI).
Le rendez-vous a surtout mis en lumière les dynamiques contrastées au sein de l’opposition. Si plusieurs formations ont marqué leur présence, notamment le COJEP de Charles Blé Goudé, le mouvement Aube Nouvelle de Vincent Toh Bi Irié ou encore Objectifs République, l’absence remarquée du PDCI a suscité de nombreuses interrogations. Malgré une invitation officielle, le parti de Tidjane Thiam a brillé par son absence, confirmant les tensions persistantes avec le MGC depuis leur rupture au sein de la CAP-CI.
À l’inverse, la participation du PPA-CI a été fortement saluée. La présence de sa vice-présidente Angèle Boka a symbolisé un possible réchauffement des relations, après des différends pourtant marqués.
Prenant la parole, Simone Gbagbo a donné le ton d’une rencontre placée sous le signe du dialogue, à travers un panel consacré aux 36 ans de multipartisme en Côte d’Ivoire, interrogeant les avancées démocratiques et les libertés réelles.

