La Ligue ivoirienne des droits des femmes (LIDF) a salué, dans un communiqué publié le 22 avril 2026, le jugement rendu dans l’affaire dite Ben Badi. Abdoulaye Traoré, connu sous ce nom, a été condamné à trente-six mois de prison pour viol, avec quinze millions de francs CFA de dommages et intérêts, dix ans de privation de droits civiques et une interdiction de séjour à Bouaké pendant cinq ans.
Engagée dès mars 2021, la LIDF avait apporté son soutien à la victime, dame E.L., qu’elle a accompagnée tout au long de la procédure. L’organisation souligne le courage de cette dernière, qui a fait face à de fortes pressions et à des tentatives de discrédit.
Pour la Ligue, cette décision judiciaire constitue un signal fort contre la banalisation des violences faites aux femmes. Elle estime toutefois que ce verdict doit marquer un tournant. Les condamnations pour viol demeurant rares en Côte d’Ivoire, la LIDF appelle les acteurs judiciaires, les médias et la société civile à renforcer leurs actions afin de garantir un meilleur accès à la justice pour les survivantes.
L’organisation réaffirme enfin sa disponibilité pour accompagner toute victime de violences sexuelles ou sexistes sur le territoire ivoirien.

