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Sahel : après les attaques au Mali, nouvelle offensive contre les médias étrangers

Vendredi 8 Mai 2026 - 16:00

À Bamako, les autorités dénoncent une tentative d’assassinat contre la transition militaire. Au Burkina Faso voisin, TV5Monde est suspendue dans un climat de défiance envers les médias étrangers.


Plusieurs médias internationaux, dont France 24, RFI, BBC News ou encore Voice of America, ont déjà été suspendus au Burkina Faso.
Plusieurs médias internationaux, dont France 24, RFI, BBC News ou encore Voice of America, ont déjà été suspendus au Burkina Faso.
 

À Bamako, le calme revenu après les attaques du 25 avril reste fragile. Les autorités maliennes ont livré leur version des faits lors d’une conférence de presse très attendue, marquée par un ton offensif et sécuritaire. Selon les Forces armées maliennes, l’opération visait directement les plus hautes autorités de la transition, notamment le président Assimi Goïta.
 

Le commandant Djibrila Maiga, sous-directeur des relations publiques des armées, a évoqué une « tentative d’assassinat savamment orchestrée » impliquant plusieurs véhicules kamikazes. L’un d’eux aurait eu pour cible la résidence présidentielle. L’attaque a également coûté la vie au général Sadio Camara, considéré comme l’un des hommes forts du régime militaire et numéro deux du pouvoir.
 

Au-delà du choc sécuritaire, l’affaire provoque une nouvelle tension autour de la liberté de la presse dans la région sahélienne. Au Burkina Faso, le Conseil supérieur de la communication a suspendu la diffusion de TV5Monde, accusant la chaîne française de « complicité d’apologie d’actes terroristes » après sa couverture des événements maliens.
 

Dans les rues de Ouagadougou, les réactions restent partagées. Certains habitants soutiennent la décision des autorités, estimant que certains médias étrangers portent un regard hostile sur les régimes du Sahel. D’autres y voient une restriction supplémentaire de l’espace médiatique.
 

Reporters sans frontières dénonce pour sa part une décision prise sur des bases jugées opaques. Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, plusieurs médias internationaux, dont France 24, RFI, BBC News ou encore Voice of America, ont déjà été suspendus au Burkina Faso.

Félix N'Guessan

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