Avec plus de 90 % des échanges commerciaux transitant par voie maritime, la Côte d’Ivoire s’appuie fortement sur le Port autonome d'Abidjan, véritable moteur logistique sous-régional.
Derrière cette performance se déploie tout un écosystème de métiers spécialisés : officier de navigation, mécanicien naval, logisticien portuaire, gestionnaire de terminal, agent consignataire ou encore technicien en maintenance maritime.
Ces professionnels sont en grande partie formés à l’Académie Régionale des Sciences et Techniques de la Mer (ARSTM), institution régionale créée en 1987 à Abidjan, à Niangon Sud.
L’ARSTM, creuset de l’excellence maritime
Certifiée ISO 9001 depuis 2013, l’ARSTM s’étend sur 30 hectares et dessert quinze pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Elle constitue la référence régionale en matière de formation maritime.
L’académie comprend trois grandes écoles :
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L’École Supérieure de Navigation (ESN) : formation des officiers de la marine marchande ;
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L’École Supérieure des Transports Maritimes (ESTM) : formation des cadres administratifs et logistiques du secteur portuaire ;
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Le Collège d’Enseignement et d’Apprentissage Maritime (CEAM) : formation des agents techniques et personnels d’appui.
C’est également au sein de cette académie que sont formés les futurs agents de la Police maritime, à travers des programmes spécialisés intégrant sécurité, sûreté et droit maritime.
Police maritime : sentinelle des eaux ivoiriennes
Placée sous la tutelle de la Direction Générale des Affaires Maritimes et Portuaires (DGAMP), la Police maritime joue un rôle déterminant dans la sécurité nationale.
Des missions stratégiques
Ses principales missions incluent :
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La surveillance des ports, quais et plages ;
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Le contrôle des navires et embarcations ;
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La lutte contre la pêche illicite ;
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La protection de l’environnement marin ;
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La lutte contre la pollution maritime ;
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Les opérations de recherche et de sauvetage en mer.
Dans un Golfe de Guinée confronté aux défis de la piraterie et du trafic illicite, son rôle est devenu central dans la préservation de la souveraineté maritime ivoirienne.
Comment se font les recrutements ?
L’accès aux métiers maritimes varie selon les spécialités.
🔹 Pour les métiers techniques et de navigation
Le recrutement se fait par concours d’entrée à l’ARSTM, accessible aux titulaires du Bac (scientifique ou technique selon la filière).
🔹 Pour la Police maritime
Le recrutement se fait par concours direct organisé par l’administration compétente.
Conditions générales :
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Être de nationalité ivoirienne
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Être âgé de 18 à 40 ans
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Être titulaire du BEPC minimum (Bac ou BT pour certains postes)
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Être physiquement apte
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Avoir un casier judiciaire vierge
La formation initiale est assurée au CEAM, avec l’appui de l’Institut de Sécurité Maritime Interrégional (ISMI).
Pour les postes d’officiers des affaires maritimes, le recrutement passe par l’École Nationale d’Administration (ENA), niveau Bac+3 à Bac+5.
Un levier d’emploi stratégique pour la jeunesse
Au-delà de la sécurité, les métiers maritimes et portuaires offrent :
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Une stabilité professionnelle
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Des perspectives d’évolution par concours internes
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Dans un pays résolument tourné vers la mer, la Police maritime incarne à la fois l’autorité de l’État et une opportunité de carrière structurée pour la jeunesse.
Entre vocation et stratégie nationale
Choisir les métiers maritimes, c’est intégrer un secteur clé de l’économie ivoirienne. Opter pour la Police maritime, c’est s’engager au service de la sécurité des eaux territoriales et du développement du commerce maritime.
Plus qu’un emploi, une mission au service de la Nation.
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Des formations reconnues à l’échelle régionale
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Une contribution directe à la souveraineté économique nationale







