À Antananarivo, la diplomatie malgache ouvre une nouvelle page. Les Assises nationales de la diplomatie, organisées du 7 au 11 septembre, se sont achevées jeudi au terme de plusieurs jours de réflexion consacrés à l’avenir de la politique étrangère du pays.
Réunissant diplomates en activité et à la retraite, responsables publics, militaires, universitaires, entrepreneurs, étudiants, représentants de la société civile et membres de la diaspora, les travaux ont cherché à dégager une vision commune des priorités diplomatiques de Madagascar. Cinq tables rondes ont permis d’aborder le positionnement international du pays, la diplomatie économique et le développement durable, le rayonnement territorial, la souveraineté et la sécurité nationale ainsi que la modernisation de l’action diplomatique.
Parmi les recommandations figurent une meilleure valorisation des atouts stratégiques de Madagascar, le renforcement de la diplomatie économique et de la sécurité maritime, ainsi qu’une implication accrue de la diaspora. La promotion de la culture et de la science malgaches occupe également une place importante. La modernisation des méthodes, des outils et des moyens du ministère des Affaires étrangères constitue un autre axe majeur. Les propositions ont été organisées autour de trois horizons : les réformes urgentes, les grands projets structurants et les transformations de long terme à l’horizon 2040.
Présente à la clôture, la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, a présenté les principales conclusions des travaux. Celles-ci doivent désormais servir de base à l’élaboration du Livre blanc sur la politique étrangère de Madagascar. Au-delà de la concertation, l’enjeu sera donc de transformer ces orientations en actions concrètes afin de renforcer la présence, la souveraineté et le rayonnement international de la Grande Île.






