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SIMEP : la Côte d’Ivoire prépare son grand virage dans l’affinage de l’or

Vendredi 18 Septembre 2026 - 16:00

Avec une unité d’affinage de 100 tonnes prévue à Abidjan en 2027, la Côte d’Ivoire veut mieux maîtriser la chaîne de valeur de son or.


 

La Côte d’Ivoire veut franchir un nouveau cap dans la valorisation de sa production aurifère. À l’occasion de la clôture, le 16 septembre 2026 à Abidjan, de la réunion de coordination consacrée à l’opérationnalisation de la Société ivoirienne des métaux précieux (SIMEP), le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a annoncé la mise en exploitation d’une unité d’affinage au terme du premier semestre 2027.
 

Implantée à Abidjan, cette infrastructure devrait disposer, à plein régime, d’une capacité de traitement de 100 tonnes d’or par an. Pour le gouvernement, l’enjeu est de ne plus seulement produire le métal précieux, mais d’en maîtriser davantage les différentes étapes, de la production à la commercialisation.
 

La SIMEP doit ainsi devenir un maillon central de cette stratégie. Son périmètre couvre l’exploitation de mines semi-industrielles, le fonctionnement d’un comptoir national d’achat, la transformation et la commercialisation de l’or, ainsi que la constitution d’un stock pour le compte de l’État.
 

Autre priorité : la traçabilité. Le comptoir national d’achat aura pour mission d’agréger l’or issu de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE), selon les procédés autorisés, afin de mieux sécuriser les circuits de production et de commercialisation. 
 

Pour l’affinage et la vente sur les marchés internationaux, la SIMEP s’appuiera sur StoneX, dont l’expertise et le réseau mondial doivent permettre d’accéder aux principaux acteurs de la chaîne aurifère. L’objectif affiché est d’obtenir des conditions de commercialisation favorables et, par ricochet, de proposer un prix compétitif pour l’or brut.
 

Pour le ministre Sangafowa-Coulibaly, cette réorganisation doit contribuer à rationaliser et à promouvoir la petite mine, tout en renforçant la captation de la valeur créée par l’or ivoirien. À terme, le gouvernement ambitionne de voir la Côte d’Ivoire se hisser au premier rang des producteurs africains d’or à l’horizon 2035.
 

Avec 70 % de participation nationale au capital et 49 % détenus conjointement par l’État et la SODEMI, la SIMEP se présente ainsi comme un nouvel instrument de souveraineté économique dans le secteur aurifère.

Félix N'Guessan
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