À l’heure où les services publics et l’économie se digitalisent, l’identité ne se résume plus à une carte ou à un acte administratif. Elle devient une infrastructure essentielle au fonctionnement de l’État et de la société. C’est le message porté, mercredi 16 septembre 2026 à Abidjan, par le directeur général de l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI), Christian Ago Kodia, à l’occasion de la Journée de l’identité 2026.
Pour le responsable, l’identité constitue désormais une « infrastructure de confiance » permettant à l’État de connaître ses citoyens, les personnes résidant sur son territoire et leur situation juridique. Un enjeu qui dépasse la simple délivrance de documents : il s’agit de bâtir un système capable de faire dialoguer les différents services et de soutenir le développement national.
La Côte d’Ivoire ambitionne ainsi de disposer d’un socle d’identité fiable, capable de faciliter l’accès aux services publics et privés, de sécuriser les échanges et d’accompagner l’essor de l’économie numérique. Au cœur de cette architecture figure le Numéro national d’identification (NNI), destiné à permettre une authentification fiable de chaque personne.
Cette vision rejoint celle du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité. Jean Fructueux Bako, directeur de cabinet adjoint chargé de l’administration du territoire, a rappelé que l’identité juridique doit protéger chaque citoyen tout en lui donnant une place reconnue dans la société.
Modernisation de l’état civil, télédéclaration des naissances dans les centres de santé et sécurisation du registre des personnes physiques figurent parmi les avancées enregistrées par la Côte d’Ivoire.
Lancée par ID4Africa, la Journée de l’identité entend justement accompagner les pays africains dans la construction d’écosystèmes identitaires robustes et inclusifs, condition essentielle à l’accès effectif aux droits et aux services.






