Le Stadium MK, en Angleterre, a été le théâtre d’un récit de renaissance et de promesse. Ce samedi 28 mars 2026, les Éléphants de Côte d’Ivoire n’ont pas seulement dominé la Corée du Sud (4-0) en match amical : ils ont raconté une histoire. Celle d’un retour attendu et d’une révélation éclatante.
Au cœur de cette soirée, un nom résonne avec une saveur particulière : Simon Adingra. Écarté lors de la CAN 2025 en raison de performances jugées insuffisantes, l’ailier ivoirien retrouvait la sélection avec l’envie de faire taire les doutes. Et il n’a pas tardé à répondre. Juste avant la pause, il illumine la rencontre d’un geste dont il a le secret, effaçant la défense sud-coréenne pour inscrire le deuxième but (45e). Un but libérateur, symbole d’un joueur revenu à son meilleur niveau.
Avant lui, Evann Guessand avait déjà montré la voie en ouvrant le score à la 35e minute, concrétisant la domination ivoirienne dans une première période maîtrisée. Mais plus que les buts, c’est l’attitude collective qui impressionne : pressing haut, transitions rapides, et une volonté constante d’aller de l’avant.
En seconde période, alors que la Corée du Sud tente de réagir, elle se heurte à un dernier rempart infranchissable : Yaya Fofana. Impérial dans ses cages, le portier ivoirien multiplie les arrêts décisifs et maintient son équipe à l’abri.
Puis vient l’autre fait marquant de la soirée. Pour sa première apparition, Martial Godo ne tremble pas. À l’heure de jeu (62e), la nouvelle recrue s’offre un but plein de sang-froid, confirmant tout le potentiel que le staff place en lui. Une entrée fracassante qui pourrait bien redistribuer les cartes dans l’attaque ivoirienne.
En fin de match, l’intensité ne retombe pas. L’entrée d’Amad Diallo dynamise encore le front offensif, avant que Wilfried Singo ne vienne parachever le festival dans le temps additionnel (90+3).
Au-delà du score, cette victoire a une portée symbolique. Elle marque le retour en grâce de Simon Adingra et l’émergence d’un nouveau visage avec Martial Godo. Deux trajectoires différentes, mais un même message : les Éléphants avancent, plus forts et plus ambitieux que jamais, à l’approche du Mondial 2026.

