La justice ivoirienne a accordé ce mercredi 8 avril 2026 une étape importante à Stéphane Kipré, député de Gboguhé-Zahibo, en levant le contrôle judiciaire qui pesait sur lui. Poursuivi pour enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, l’élu peut désormais retrouver une liberté de mouvement qui lui avait été limitée depuis plusieurs mois.
La juridiction saisie de la demande, présentée par son conseil, a tranché sans aucune opposition du parquet, supprimant toutes les mesures restrictives : retrait de passeport, interdiction de sortie du territoire et obligation de pointage bi-mensuel. Une décision qui reflète l’évolution de la procédure et la coopération constante de Stéphane Kipré avec les autorités judiciaires.
Selon son avocat, le contrôle judiciaire avait été initialement imposé « pour les besoins de l’enquête », désormais close. « Mon client bénéficie d’une représentation absolue en tant que député et doit pouvoir participer aux activités extérieures, notamment dans le cadre de la diplomatie parlementaire », a-t-il expliqué, rappelant que Stéphane Kipré avait toujours répondu aux convocations dans les délais impartis.
Cette levée intervient quelques semaines après une première décision favorable, qui avait autorisé le député à récupérer le contrôle de ses comptes bancaires et à séparer son dossier de l’affaire pendante devant la Cour, en raison de son statut parlementaire.
Si cette avancée marque un soulagement pour l’élu et son entourage, elle ne met pas fin aux poursuites. Le fond du dossier reste ouvert et sera jugé par la justice, qui devra trancher sur les accusations d’enrichissement illicite et de blanchiment. Pour Stéphane Kipré, c’est néanmoins un retour significatif à une vie publique normale, après des mois de restrictions et de contraintes.

