Le dépouillement des voix a débuté dimanche 12 avril 2026 au Bénin, à l’issue d’un scrutin présidentiel marqué par une faible affluence dans les bureaux de vote. Dans des villes comme Cotonou et Porto-Novo, la participation est restée très limitée, avec parfois moins de 20 % des électeurs mobilisés.
Grand favori de cette élection, le ministre des Finances Romuald Wadagni apparaît bien placé pour succéder au président sortant Patrice Talon, contraint de quitter le pouvoir après deux mandats. Face à lui, Paul Hounkpè, candidat du FCBE, peine à incarner une véritable alternative.
Cette faible mobilisation s’explique notamment par l’absence de plusieurs figures majeures de l’opposition, dont le parti Les Démocrates, exclu faute de parrainages. Ce contexte a contribué à renforcer le désintérêt d’une partie de l’électorat.
Malgré quelques irrégularités signalées, les autorités, à l’image de Sacca Lafia, ont salué un scrutin globalement apaisé.
Le futur président héritera toutefois de défis importants : lutte contre la pauvreté persistante, emploi des jeunes et montée des violences dans le nord. Les résultats provisoires sont attendus dans les prochains jours.

