Au Mali, Ousmane Diallo a retrouvé la liberté après plus de deux ans de détention hors de tout cadre légal. Membre de l’association Tabital Pulaaku, ce défenseur des droits des Peuls avait été enlevé en mars 2024 à Bamako par des agents présumés de la Sécurité d’État. Depuis, il était détenu dans un lieu tenu secret, sans procédure judiciaire.
Sa libération, intervenue le 7 avril dans la soirée, a été confirmée par ses proches. Amaigri mais en vie, il a pu regagner sa famille, suscitant un profond soulagement. Durant sa captivité, d’anciens codétenus avaient évoqué des conditions de détention particulièrement éprouvantes.
Soupçonné de liens avec des groupes jihadistes — accusations toujours rejetées par son entourage —, Ousmane Diallo n’a fait l’objet d’aucune charge officielle. Sa libération intervient sans explication, alors que les ONG et experts internationaux dénoncent régulièrement les disparitions forcées dans le pays.

