Selon les autorités, ce réseau recrutait des candidats à l’exil en provenance de plusieurs pays de la Corne de l’Afrique, notamment le Soudan, l’Érythrée, Djibouti, le Kenya et la Somalie. Tous nourrissaient l’espoir de rejoindre l’Europe, en empruntant la route migratoire libyenne.
Mais une fois sur place, nombre d’entre eux tombaient dans un piège brutal. Retenus dans des entrepôts, les migrants étaient soumis à des violences extrêmes pour contraindre leurs familles à payer des rançons. Privations, tortures, violences sexuelles et exécutions figuraient parmi les sévices dénoncés.
Le bilan est lourd : plus de 100 morts et au moins 50 femmes victimes de viols, selon les enquêteurs. L’opération, menée avec l’appui du projet ROCK de Interpol, a permis d’identifier plus de 70 trafiquants et de mettre au jour un système criminel ayant généré près de 20 millions de dollars.
Ce démantèlement met en lumière l’ampleur des réseaux de traite humaine qui prospèrent sur les routes migratoires africaines, au prix de milliers de vies brisées.

