La rencontre organisée le 22 juin 2026 à Abidjan entre le gouvernement du Robert Beugré Mambé, des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile devait ouvrir un cadre de dialogue autour de la réforme électorale. Mais un acteur majeur de l’opposition a brillé par son absence : le PPA-CI.
Alors que plusieurs formations politiques ont répondu présentes, le parti de Laurent Gbagbo a choisi de ne pas participer. Une décision qui suscite des interrogations sur les raisons de ce boycott.
Selon des responsables du parti, notamment relayés par des cadres comme Fabrice Lago et Steve Beko, le PPA-CI affirme avoir bien reçu une invitation officielle. Toutefois, celle-ci ne précisait pas clairement l’ordre du jour de la rencontre, un point jugé essentiel par le parti avant toute participation.
Dans une correspondance adressée au gouvernement, le PPA-CI aurait demandé des clarifications sur les sujets à débattre, évoquant notamment des préoccupations prioritaires telles que la situation des déguerpis, la libération des détenus politiques et la hausse du coût de la vie. Une requête qui serait restée sans réponse, selon ses responsables.
Pour le parti, l’absence de précisions sur le cadre des échanges a transformé la rencontre en simple séance d’information. Certains cadres dénoncent une présentation unilatérale du Premier ministre, sans véritable espace de discussion pour les participants présents.
Toujours selon cette lecture, les partis ayant pris part à la réunion n’auraient pas eu la possibilité de s’exprimer, renforçant le sentiment d’un cadre jugé insuffisamment participatif par une partie de l’opposition.
Le gouvernement, de son côté, avait présenté plusieurs axes de réflexion autour de la réforme électorale, appelés à être discutés lors de prochaines rencontres. Mais le PPA-CI dit rester ouvert à un dialogue de fond, à condition que les règles et les thématiques soient clairement établies à l’avance.
Ce boycott met en lumière les divergences persistantes entre pouvoir et opposition sur la méthode de dialogue politique, dans un contexte où les réformes électorales restent un sujet sensible en Côte d’Ivoire.




