L’État de Côte d’Ivoire consolide son positionnement stratégique dans le secteur extractif. Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a entériné une prise de participation additionnelle dans le capital de la Compagnie minière du Baffin (CMB), à travers l’acquisition de 1 500 actions d’une valeur globale estimée à 3,5 milliards FCFA.
Selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, cette opération a été autorisée par décret sur proposition du ministère du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques, en collaboration avec le ministère technique concerné. Elle vise à renforcer la présence de l’État dans une société stratégique du secteur minier, classée comme entreprise à participation financière publique minoritaire.
Avec cette acquisition, la participation de l’État dans la CMB évolue significativement, passant de 10 % à 25 % du capital social. Parallèlement, la Société pour le Développement Minier de la Côte d’Ivoire (SODEMI) maintient sa part de 5 %, portant ainsi la participation publique globale à 30 %. L’actionnariat privé, désormais ramené à 70 %, conserve la majorité du capital.
Cette restructuration capitalistique s’inscrit dans une dynamique de renforcement du contrôle stratégique de l’État sur les ressources naturelles, tout en préservant l’attractivité du secteur pour les investisseurs privés. Les autorités entendent ainsi mieux encadrer l’exploitation minière, optimiser les retombées économiques nationales et accroître les revenus issus des activités extractives.
Pour les autorités ivoiriennes, cette montée au capital de la Compagnie minière du Baffin (Compagnie minière du Baffin (CMB)) traduit une volonté claire : assurer une meilleure gouvernance des ressources minières, renforcer la souveraineté économique et améliorer la contribution du secteur minier au développement national.
Le gouvernement souligne également que cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation du portefeuille de l’État dans les secteurs jugés stratégiques. Elle devrait permettre une implication plus directe dans les décisions opérationnelles et financières de l’entreprise, tout en favorisant une meilleure redistribution des richesses issues de l’exploitation minière.
Dans un contexte de compétitivité accrue du secteur extractif en Afrique de l’Ouest, cette évolution marque une étape importante dans la politique de valorisation des ressources naturelles de la Côte d’Ivoire.


