Depuis 2017, la Côte d’Ivoire a profondément transformé sa politique de gestion des déchets. Grâce à l’ANAGED, au leadership de sa direction générale et à l’expertise de partenaires techniques spécialisés, la salubrité est devenue un véritable levier de développement durable.
Une réforme structurelle face à une crise durable des déchets
Longtemps confrontée à l’insalubrité et à la prolifération des décharges sauvages, la Côte d’Ivoire a engagé, depuis 2017, une profonde réforme de la gestion des déchets. Avec la création de l’ANAGED, l’État a posé les bases d’un système moderne faisant de la salubrité un levier de développement durable, de création d’emplois et de protection de l’environnement.
Pendant plusieurs décennies, la gestion des déchets en Côte d’Ivoire a été marquée par de nombreuses difficultés. Après l’époque de la SITAF, plusieurs opérateurs se sont succédé sans parvenir à répondre efficacement à la croissance constante des volumes d’ordures produits par les populations. La croissance démographique, l’urbanisation rapide et l’extension des quartiers ont mis en évidence les limites du système existant.
La décharge d’Akouédo, ouverte en 1965, est devenue le symbole de cette crise. Saturée et inadaptée aux nouvelles exigences environnementales, elle représentait une menace à la fois pour les populations riveraines et pour l’écosystème lagunaire.
Face à ce défi, le gouvernement ivoirien a décidé de repenser entièrement la filière. Le 25 octobre 2017, l’Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANAGED) est créée à la suite de la fusion de l’ANASUR et du Fonds de Financement des Programmes de Salubrité Urbaine. Sa mission est claire : moderniser la gestion des déchets solides et offrir aux populations un cadre de vie plus sain.
Les premières actions ont consisté à mettre en place de nouveaux opérateurs spécialisés, à construire des centres de transfert modernes et à remplacer progressivement les anciennes pratiques par un système conforme aux standards internationaux. La fermeture de la décharge d’Akouédo et l’ouverture du Centre de Valorisation et d’Enfouissement Technique (CVET) de Kossihouen ont constitué des étapes majeures de cette transformation.
Pendant plusieurs décennies, la gestion des déchets en Côte d’Ivoire a été marquée par de nombreuses difficultés. Après l’époque de la SITAF, plusieurs opérateurs se sont succédé sans parvenir à répondre efficacement à la croissance constante des volumes d’ordures produits par les populations. La croissance démographique, l’urbanisation rapide et l’extension des quartiers ont mis en évidence les limites du système existant.
La décharge d’Akouédo, ouverte en 1965, est devenue le symbole de cette crise. Saturée et inadaptée aux nouvelles exigences environnementales, elle représentait une menace à la fois pour les populations riveraines et pour l’écosystème lagunaire.
Face à ce défi, le gouvernement ivoirien a décidé de repenser entièrement la filière. Le 25 octobre 2017, l’Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANAGED) est créée à la suite de la fusion de l’ANASUR et du Fonds de Financement des Programmes de Salubrité Urbaine. Sa mission est claire : moderniser la gestion des déchets solides et offrir aux populations un cadre de vie plus sain.
Les premières actions ont consisté à mettre en place de nouveaux opérateurs spécialisés, à construire des centres de transfert modernes et à remplacer progressivement les anciennes pratiques par un système conforme aux standards internationaux. La fermeture de la décharge d’Akouédo et l’ouverture du Centre de Valorisation et d’Enfouissement Technique (CVET) de Kossihouen ont constitué des étapes majeures de cette transformation.
Sarrahn Ténin Ouattara, actrice clé de la modernisation du secteur
À la tête de l’ANAGED depuis mars 2018, Mme Sarrahn Ténin Ouattara incarne cette nouvelle dynamique. Experte en environnement, ancienne collaboratrice du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de la Banque Africaine de Développement (BAD), elle a placé la modernisation du secteur au cœur de son action.
Sous son leadership, l’ANAGED a renforcé la collecte des déchets dans le District autonome d’Abidjan et progressivement dans les villes de l’intérieur du pays. Entre 2019 et 2022, plus de 5,6 millions de tonnes de déchets solides ménagers ont été collectées et traitées.
L’agence a également doté les collectivités territoriales de nombreux équipements de salubrité. Dans le cadre de ses programmes d’appui, des centaines de bacs à ordures, coffres de collecte, tracteurs, remorques, brouettes, râteaux, pelles, poubelles publiques et autres matériels de nettoiement ont été remis aux mairies afin d’améliorer les opérations de collecte et de propreté urbaine.
Au-delà de la collecte, l’ANAGED développe une véritable politique d’économie circulaire fondée sur le tri, le recyclage et la valorisation des déchets. L’objectif est de transformer ce qui était autrefois une nuisance en ressource économique créatrice d’emplois et de richesses.
Cette vision se traduit également par un vaste projet d’intercommunalité, prévoyant la construction de centres modernes de valorisation et d’enfouissement technique dans plusieurs pôles de développement du pays, afin d’étendre à l’ensemble du territoire les performances déjà observées à Abidjan.
Sous son leadership, l’ANAGED a renforcé la collecte des déchets dans le District autonome d’Abidjan et progressivement dans les villes de l’intérieur du pays. Entre 2019 et 2022, plus de 5,6 millions de tonnes de déchets solides ménagers ont été collectées et traitées.
L’agence a également doté les collectivités territoriales de nombreux équipements de salubrité. Dans le cadre de ses programmes d’appui, des centaines de bacs à ordures, coffres de collecte, tracteurs, remorques, brouettes, râteaux, pelles, poubelles publiques et autres matériels de nettoiement ont été remis aux mairies afin d’améliorer les opérations de collecte et de propreté urbaine.
Au-delà de la collecte, l’ANAGED développe une véritable politique d’économie circulaire fondée sur le tri, le recyclage et la valorisation des déchets. L’objectif est de transformer ce qui était autrefois une nuisance en ressource économique créatrice d’emplois et de richesses.
Cette vision se traduit également par un vaste projet d’intercommunalité, prévoyant la construction de centres modernes de valorisation et d’enfouissement technique dans plusieurs pôles de développement du pays, afin d’étendre à l’ensemble du territoire les performances déjà observées à Abidjan.
Des partenaires techniques expérimentés au service de la salubrité
La réussite de cette politique repose également sur des partenaires techniques spécialisés, qui assurent les opérations quotidiennes sur le terrain.
L’entreprise ECOTI-SA intervient notamment dans plusieurs communes du District autonome d’Abidjan. Dotée d’un important parc d’équipements modernes comprenant plus de 300 véhicules spécialisés, des systèmes de géolocalisation et des matériels de balayage mécanique, elle assure la collecte, le transport et le transfert des déchets vers les centres de traitement.
De son côté, ECO-EBURNIE est chargée du nettoiement, du balayage des rues et du curage des caniveaux dans plusieurs communes du District. Son action contribue quotidiennement à l’amélioration du cadre de vie des populations.
À ces opérateurs s’ajoute Clean Eburnie, exploitant du Centre de Valorisation et d’Enfouissement Technique de Kossihouen. Cette infrastructure moderne, construite sur 100 hectares, constitue aujourd’hui le cœur du dispositif national de traitement des déchets.
L’entreprise ECOTI-SA intervient notamment dans plusieurs communes du District autonome d’Abidjan. Dotée d’un important parc d’équipements modernes comprenant plus de 300 véhicules spécialisés, des systèmes de géolocalisation et des matériels de balayage mécanique, elle assure la collecte, le transport et le transfert des déchets vers les centres de traitement.
De son côté, ECO-EBURNIE est chargée du nettoiement, du balayage des rues et du curage des caniveaux dans plusieurs communes du District. Son action contribue quotidiennement à l’amélioration du cadre de vie des populations.
À ces opérateurs s’ajoute Clean Eburnie, exploitant du Centre de Valorisation et d’Enfouissement Technique de Kossihouen. Cette infrastructure moderne, construite sur 100 hectares, constitue aujourd’hui le cœur du dispositif national de traitement des déchets.
Une révolution environnementale en marche
Grâce à la synergie entre l’État, l’ANAGED, les collectivités territoriales et les opérateurs privés, la Côte d’Ivoire est engagée dans une véritable révolution environnementale. Des investissements importants sont en cours pour renforcer les infrastructures, améliorer la couverture nationale et développer l’économie circulaire.
L’objectif est clair : redonner durablement aux villes ivoiriennes leur éclat et faire de la salubrité un pilier du développement économique et social du pays.
L’objectif est clair : redonner durablement aux villes ivoiriennes leur éclat et faire de la salubrité un pilier du développement économique et social du pays.
Déchets à Abidjan : un dysfonctionnement ponctuel rapidement pris en charge
La réapparition ponctuelle de déchets dans certaines communes d’Abidjan a suscité des incompréhensions et de nombreuses réactions. Toutefois, elle s’explique par des perturbations temporaires du système de collecte, dans un contexte de modernisation et d’ajustements opérationnels.
Les autorités précisent qu’il ne s’agit pas d’un retour aux difficultés structurelles du passé, mais d’un dysfonctionnement ponctuel rapidement identifié. Le gouvernement a immédiatement réuni l’ensemble des acteurs de la filière afin d’apporter des solutions rapides et durables.
Les opérateurs ont été instruits d’intensifier les opérations de collecte dans les zones les plus touchées, tandis que des mesures temporaires sont mises en œuvre pour assurer la continuité du service.
À travers cette mobilisation, les autorités entendent rassurer les populations : les acquis en matière de salubrité sont préservés et les actions engagées visent à garantir un retour rapide à la normale, dans la continuité des efforts de transformation du secteur.
Les autorités précisent qu’il ne s’agit pas d’un retour aux difficultés structurelles du passé, mais d’un dysfonctionnement ponctuel rapidement identifié. Le gouvernement a immédiatement réuni l’ensemble des acteurs de la filière afin d’apporter des solutions rapides et durables.
Les opérateurs ont été instruits d’intensifier les opérations de collecte dans les zones les plus touchées, tandis que des mesures temporaires sont mises en œuvre pour assurer la continuité du service.
À travers cette mobilisation, les autorités entendent rassurer les populations : les acquis en matière de salubrité sont préservés et les actions engagées visent à garantir un retour rapide à la normale, dans la continuité des efforts de transformation du secteur.


