Plus de 30 personnes ont été tuées mercredi 6 mai 2026 lors de deux attaques quasi simultanées dans les localités de Korikori et Gomossogou, dans le centre du Mali. Les assauts, attribués aux combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont été revendiqués par le mouvement jihadiste.
Selon plusieurs sources locales, sécuritaires et administratives, le bilan reste encore provisoire, avec au moins 35 morts évoqués par un responsable local de la jeunesse. D’autres estimations, relayées par des acteurs de la société civile et des observateurs sécuritaires, font état de plus de 50 victimes, en plus de personnes disparues et de dégâts matériels importants, notamment des habitations incendiées et des villages pillés.
Dans la foulée, l’armée malienne a annoncé avoir mené une opération de représailles dans la zone. Des frappes aériennes et des missions de reconnaissance offensive auraient permis de neutraliser une dizaine de combattants et de détruire plusieurs moyens logistiques utilisés par les assaillants, dont des motos. Les Forces armées maliennes (FAMa) assurent poursuivre les opérations de sécurisation afin de stabiliser la zone.
Ces violences interviennent dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé, marqué par la multiplication des attaques jihadistes et des offensives coordonnées visant des positions militaires et des localités civiles. Le centre et le nord du pays restent les épicentres de l’instabilité, où les groupes armés continuent de gagner du terrain dans certaines zones rurales.
Parallèlement, les autorités font face à une pression sécuritaire croissante, tandis que plusieurs routes stratégiques demeurent sous surveillance renforcée en raison de la présence de groupes armés. Des appels internationaux à la prudence ont également été lancés face à la détérioration continue de la situation.
Enfin, des sources non confirmées évoquent des pertes au sein de hauts responsables militaires lors des récentes attaques, illustrant l’intensité des violences et la fragilité du dispositif sécuritaire dans certaines régions du pays.
