En Éthiopie, le gouvernement a prolongé d’un an le mandat de l’administration intérimaire du Tigré, dirigée par le général Tadesse Werede, jusqu’en avril 2027, jetant le doute sur les élections locales prévues le 1er juin.
La région, marquée par une guerre dévastatrice de deux ans jusqu’à l’accord de paix de 2022, compte environ 600 000 morts et près d’un million de déplacés. Le Front populaire de libération du Tigré conditionne la tenue du scrutin au retour de ces déplacés, toujours absents.
Depuis 2021, les représentants du Tigré ne siègent plus au parlement fédéral à Addis-Abeba. Sur le terrain, les tensions restent vives, avec des mouvements militaires près de la frontière régionale. Le gouvernement accuse le TPLF de se rapprocher de l’Érythrée voisine, ce que le mouvement rejette fermement. La situation laisse planer un climat d’incertitude sur l’avenir politique de cette région stratégique.

