Face à la flambée des prix du carburant liée aux tensions au Moyen-Orient, le gouvernement du Ghana serre la vis. Le président John Dramani Mahama a annoncé la suppression des indemnités de carburant accordées aux ministres et hauts fonctionnaires, marquant une volonté d’exemplarité au sommet de l’État.
Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de rigueur budgétaire. L’exécutif entend ainsi réduire les dépenses publiques tout en envoyant un signal fort aux citoyens, durement affectés par la hausse des prix de l’énergie. « L’effort doit commencer par nous-mêmes », a insisté le chef de l’État.
Parallèlement, des mesures d’allègement fiscal sur les produits pétroliers ont été décidées afin de faire baisser les prix à la pompe, au moins temporairement. Le gouvernement mise aussi sur le renforcement du transport collectif, avec le déploiement d’une centaine de bus par Metro Mass Transit Limited sur les axes les plus fréquentés.
À travers ces actions combinées, Accra cherche à amortir le choc énergétique, tout en préparant une réponse plus durable face à la volatilité des marchés mondiaux.

