La justice se déclare incompétente
Cette suspension, décidée par la Haute Autorité de la Communication (HAC), dure maintenant depuis un mois. Plusieurs citoyens gabonais, dont l’ancien Premier ministre et figure majeure de l’opposition Alain Claude Bilie-By-Nze, avaient saisi la justice pour dénoncer une mesure « liberticide » et « disproportionnée ».
Selon Fabrice Lollia, docteur en sciences de l’information et spécialiste de la gouvernance numérique, cette décision illustre « un flou juridique » et une approche trop radicale de la part des autorités : « Quand vous débranchez la prise, la vie continue dans le noir… la solution devrait être plus graduelle et en lien avec la population ».
Même si certains utilisateurs contournent la coupure grâce aux VPN, cette mesure a déjà des conséquences économiques et sociales importantes, rendant plus difficile le suivi de l’information et alimentant méfiance et rumeurs.
Les autorités gabonaises restent donc face à un dilemme : gérer la circulation de l’information tout en évitant un impact trop lourd sur la société et l’économie du pays.

