Dans le village de Subiakro, situé dans le département de Yamoussoukro, l’espoir a pris la forme de sacs d’engrais, de semences améliorées et d’équipements agricoles. Le samedi 13 juin 2026, les producteurs de riz et de maïs ont bénéficié d’un appui d’envergure dans le cadre de la phase pilote d’un programme gouvernemental de soutien aux filières vivrières, destiné à renforcer la productivité agricole et améliorer les conditions de vie en milieu rural.
La cérémonie de remise s’est déroulée en présence du ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comé, aux côtés du ministre Dr Souleymane Diarrassouba. L’événement a rassemblé autorités administratives, acteurs du monde agricole et bénéficiaires venus des localités environnantes.
Un programme pilote au cœur de la transformation agricole
Cette opération marque une étape importante dans la mise en œuvre de la politique nationale de modernisation des filières vivrières. Selon les autorités, il s’agit d’un programme pilote appelé à être étendu progressivement à d’autres zones agricoles du pays, avec pour ambition de transformer en profondeur les systèmes de production.
Dans une publication relayant l’événement, le ministre Bernard Kini Comé a souligné que cette troisième phase du programme traduit concrètement la volonté du gouvernement d’accélérer la transformation de l’agriculture vivrière. L’objectif est clair : améliorer les rendements, renforcer la sécurité alimentaire et accroître les revenus des producteurs.
Les bénéficiaires ont reçu un lot composé de matériel agricole, de semences sélectionnées à haut rendement et d’intrants destinés à optimiser les productions de riz et de maïs, deux cultures stratégiques pour l’alimentation des populations.
Moderniser, innover, tracer : les trois piliers du programme
Au cours de la cérémonie, le ministre délégué a rappelé les grandes orientations de cette politique agricole structurée autour de trois axes majeurs : la modernisation des pratiques agricoles, l’innovation dans les techniques de production et la traçabilité des intrants distribués.
« La vision du gouvernement est claire : moderniser, innover et tracer chaque intrant pour garantir l’impact », a-t-il déclaré devant les producteurs réunis. Cette approche vise, selon lui, à instaurer une meilleure organisation du secteur agricole, en limitant les pertes, les détournements et les mauvaises pratiques qui freinent encore la productivité.
L’accent est également mis sur la professionnalisation des acteurs agricoles, à travers un meilleur encadrement technique et un suivi rapproché des exploitations bénéficiaires. Le programme entend ainsi instaurer une nouvelle culture de gestion agricole basée sur la performance et la responsabilité.
Un appui concret aux producteurs ruraux
Sur le terrain, l’arrivée des équipements a été accueillie avec enthousiasme par les producteurs de Subiakro. Pour beaucoup, cet appui représente une opportunité réelle d’améliorer leurs conditions de travail et d’augmenter leurs rendements.
Les exploitants agricoles ont longtemps fait face à des difficultés liées à l’accès limité aux intrants de qualité, au manque de mécanisation et à la faiblesse des moyens de production. L’introduction de semences améliorées et de matériel agricole moderne est perçue comme un tournant décisif.
Selon plusieurs bénéficiaires, cet appui devrait permettre d’augmenter significativement la production locale de riz et de maïs, deux cultures essentielles pour l’autosuffisance alimentaire dans la région de Yamoussoukro et au-delà.
Des objectifs économiques et sociaux ambitieux
Au-delà de l’amélioration des rendements agricoles, le programme vise également un impact économique et social plus large. Les autorités entendent renforcer les revenus des producteurs afin de stimuler l’économie rurale et réduire la pauvreté en milieu agricole.
L’augmentation de la production locale devrait contribuer à réduire la dépendance aux importations de riz, un enjeu stratégique pour la sécurité alimentaire nationale. Le maïs, quant à lui, demeure un produit clé pour l’alimentation humaine et animale, avec un fort potentiel de valorisation.
Les responsables du programme insistent sur la nécessité de faire de l’agriculture vivrière un véritable moteur de développement économique. Cela passe par la structuration des filières, l’amélioration de l’accès aux marchés et la création de chaînes de valeur plus efficaces.
Une vision gouvernementale axée sur la durabilité
Le programme de Subiakro s’inscrit dans une vision plus large de transformation du secteur agricole. Les autorités ambitionnent de bâtir une agriculture moderne, résiliente et durable, capable de répondre aux besoins croissants de la population.
La mise en place d’un système de traçabilité des intrants constitue un élément central de cette stratégie. Il s’agit de garantir que les ressources distribuées atteignent effectivement les producteurs et soient utilisées de manière optimale.
Cette approche permet également de renforcer la transparence dans la gestion des programmes publics et d’améliorer l’efficacité des investissements agricoles.
Des producteurs au centre de la réforme
Les producteurs apparaissent comme les premiers bénéficiaires mais aussi les principaux acteurs de cette transformation. Leur implication dans la réussite du programme est considérée comme essentielle par les autorités.
Des sessions de sensibilisation et d’encadrement technique devraient accompagner la distribution des intrants afin de garantir une meilleure appropriation des nouvelles pratiques agricoles.
À Subiakro, l’espoir est désormais de voir ces efforts se traduire concrètement dans les champs, avec des récoltes plus abondantes et des revenus plus stables pour les familles rurales.




