À la suite des propos tenus par le journaliste Rash N'Guessan Kouassi sur sa propre chaîne concernant les droits de diffusion de la Coupe du monde, une vive polémique s'est installée dans l'espace médiatique ivoirien. Parmi les réactions enregistrées figure celle de Mme Katty Touré épouse Kodo, Directrice des Sports de la RTI, qui a tenu à préciser qu'elle s'exprimait à titre personnel et non au nom de la télévision nationale. Face à ce débat qui soulève des questions plus larges sur la perception du service public, l'analyste Dr KOFFI Konan Emmanuel, Docteur en Traditions et Littératures Orales, livre son regard. Il invite à dépasser les oppositions classiques entre public et privé pour inscrire pleinement les médias de service public dans la dynamique de performance, d'innovation et de satisfaction des usagers-clients promue par les réformes de l'État ivoirien.
La controverse née autour des droits de diffusion de la Coupe du monde a ouvert un débat plus large sur la place et la perception des médias publics et privés dans le paysage audiovisuel ivoirien.
Après les déclarations du journaliste Rash N'Guessan Kouassi, suivies de ses excuses publiques, puis la réaction de Mme Katty Touré épouse Kodo, Directrice des Sports de la RTI, de nombreuses voix se sont exprimées sur les réseaux sociaux et dans les médias. Parmi elles, celle du Dr KOFFI Konan Emmanuel, Docteur en Traditions et Littératures Orales, qui estime que la discussion mérite d'être replacée dans le contexte plus global de la modernisation du service public.
Selon lui, l'époque où l'on opposait systématiquement les structures publiques aux entreprises privées est progressivement dépassée. Les réformes engagées par l'État ivoirien placent désormais la qualité du service rendu au cœur de l'action publique.
« Aujourd'hui, l'administration publique est appelée à produire des résultats mesurables. Elle est évaluée à travers la satisfaction des usagers devenus des usagers-clients. Cette logique concerne également les entreprises publiques », explique-t-il.
Pour l'universitaire, cette évolution traduit une transformation profonde de la gouvernance administrative en Côte d'Ivoire. Il rappelle que plusieurs mécanismes d'évaluation ont été mis en place afin d'apprécier la qualité des services rendus aux populations, notamment à travers l'Observatoire du Service Public (OSEP).
Dans cette dynamique, Dr KOFFI Konan Emmanuel estime que les médias publics ne doivent plus être appréciés uniquement à travers leur statut institutionnel ou leur mission de service public, mais également à travers leur capacité à répondre aux attentes de leurs publics.
Réagissant à l'argument selon lequel la RTI ne saurait être comparée aux chaînes privées, il considère que cette distinction ne doit pas empêcher toute réflexion sur la qualité de l'offre proposée aux téléspectateurs.
« Le service public ne signifie pas service minimum. Les citoyens attendent des programmes attractifs, innovants et adaptés à leurs attentes. Le statut public ne dispense pas de l'obligation de performance », soutient-il.
Le chercheur reconnaît toutefois le rôle majeur joué par la RTI dans la production de contenus institutionnels, sportifs et événementiels. Il salue notamment les efforts consentis dans la couverture des activités nationales, des compétitions sportives locales, des sessions parlementaires ou encore des grandes cérémonies républicaines.
Cependant, il estime que le volume des productions ne saurait constituer à lui seul un critère d'évaluation.
« Ce qui importe avant tout aux téléspectateurs, c'est la qualité de l'expérience qui leur est offerte. Ils souhaitent des contenus attractifs, des programmes innovants et une télévision capable d'évoluer avec son temps », analyse-t-il.
Pour Dr KOFFI Konan Emmanuel, l'émergence des chaînes privées a profondément modifié les habitudes de consommation audiovisuelle en Côte d'Ivoire. Ces nouvelles réalités imposent à l'ensemble des acteurs du secteur, publics comme privés, de faire preuve de créativité et d'innovation.
Il considère d'ailleurs que les succès enregistrés par certaines chaînes privées démontrent qu'il est possible de conquérir et de fidéliser un public grâce à des contenus adaptés aux attentes des téléspectateurs.
« Les citoyens sont aujourd'hui les véritables arbitres. Ils choisissent librement ce qu'ils regardent. Ce sont eux qui évaluent la pertinence des programmes proposés », souligne-t-il.
Abordant enfin la notion de « miracle » évoquée pour qualifier les performances de la RTI malgré des moyens limités, l'universitaire estime que l'appréciation finale revient aux consommateurs eux-mêmes.
Pour lui, le véritable enjeu réside moins dans la défense des acquis que dans la capacité à répondre aux défis futurs d'un environnement médiatique de plus en plus concurrentiel.
Au-delà de la polémique du moment, Dr KOFFI Konan Emmanuel plaide ainsi pour une véritable révolution de la culture du service public, fondée sur l'amélioration continue, l'innovation, la recherche de l'excellence et l'écoute permanente des attentes des citoyens.
À ses yeux, le service public moderne ne doit plus seulement se définir par sa mission ou son statut, mais également par sa capacité à satisfaire ceux qu'il sert. Une vision qui s'inscrit dans les orientations actuelles de l'État de Côte d'Ivoire, où la performance et la qualité du service rendu deviennent progressivement les principaux critères d'évaluation de l'action publique.
Dr KOFFI Konan Emmanuel
Docteur en Traditions et Littératures Orales
La controverse née autour des droits de diffusion de la Coupe du monde a ouvert un débat plus large sur la place et la perception des médias publics et privés dans le paysage audiovisuel ivoirien.
Après les déclarations du journaliste Rash N'Guessan Kouassi, suivies de ses excuses publiques, puis la réaction de Mme Katty Touré épouse Kodo, Directrice des Sports de la RTI, de nombreuses voix se sont exprimées sur les réseaux sociaux et dans les médias. Parmi elles, celle du Dr KOFFI Konan Emmanuel, Docteur en Traditions et Littératures Orales, qui estime que la discussion mérite d'être replacée dans le contexte plus global de la modernisation du service public.
Selon lui, l'époque où l'on opposait systématiquement les structures publiques aux entreprises privées est progressivement dépassée. Les réformes engagées par l'État ivoirien placent désormais la qualité du service rendu au cœur de l'action publique.
« Aujourd'hui, l'administration publique est appelée à produire des résultats mesurables. Elle est évaluée à travers la satisfaction des usagers devenus des usagers-clients. Cette logique concerne également les entreprises publiques », explique-t-il.
Pour l'universitaire, cette évolution traduit une transformation profonde de la gouvernance administrative en Côte d'Ivoire. Il rappelle que plusieurs mécanismes d'évaluation ont été mis en place afin d'apprécier la qualité des services rendus aux populations, notamment à travers l'Observatoire du Service Public (OSEP).
Dans cette dynamique, Dr KOFFI Konan Emmanuel estime que les médias publics ne doivent plus être appréciés uniquement à travers leur statut institutionnel ou leur mission de service public, mais également à travers leur capacité à répondre aux attentes de leurs publics.
Réagissant à l'argument selon lequel la RTI ne saurait être comparée aux chaînes privées, il considère que cette distinction ne doit pas empêcher toute réflexion sur la qualité de l'offre proposée aux téléspectateurs.
« Le service public ne signifie pas service minimum. Les citoyens attendent des programmes attractifs, innovants et adaptés à leurs attentes. Le statut public ne dispense pas de l'obligation de performance », soutient-il.
Le chercheur reconnaît toutefois le rôle majeur joué par la RTI dans la production de contenus institutionnels, sportifs et événementiels. Il salue notamment les efforts consentis dans la couverture des activités nationales, des compétitions sportives locales, des sessions parlementaires ou encore des grandes cérémonies républicaines.
Cependant, il estime que le volume des productions ne saurait constituer à lui seul un critère d'évaluation.
« Ce qui importe avant tout aux téléspectateurs, c'est la qualité de l'expérience qui leur est offerte. Ils souhaitent des contenus attractifs, des programmes innovants et une télévision capable d'évoluer avec son temps », analyse-t-il.
Pour Dr KOFFI Konan Emmanuel, l'émergence des chaînes privées a profondément modifié les habitudes de consommation audiovisuelle en Côte d'Ivoire. Ces nouvelles réalités imposent à l'ensemble des acteurs du secteur, publics comme privés, de faire preuve de créativité et d'innovation.
Il considère d'ailleurs que les succès enregistrés par certaines chaînes privées démontrent qu'il est possible de conquérir et de fidéliser un public grâce à des contenus adaptés aux attentes des téléspectateurs.
« Les citoyens sont aujourd'hui les véritables arbitres. Ils choisissent librement ce qu'ils regardent. Ce sont eux qui évaluent la pertinence des programmes proposés », souligne-t-il.
Abordant enfin la notion de « miracle » évoquée pour qualifier les performances de la RTI malgré des moyens limités, l'universitaire estime que l'appréciation finale revient aux consommateurs eux-mêmes.
Pour lui, le véritable enjeu réside moins dans la défense des acquis que dans la capacité à répondre aux défis futurs d'un environnement médiatique de plus en plus concurrentiel.
Au-delà de la polémique du moment, Dr KOFFI Konan Emmanuel plaide ainsi pour une véritable révolution de la culture du service public, fondée sur l'amélioration continue, l'innovation, la recherche de l'excellence et l'écoute permanente des attentes des citoyens.
À ses yeux, le service public moderne ne doit plus seulement se définir par sa mission ou son statut, mais également par sa capacité à satisfaire ceux qu'il sert. Une vision qui s'inscrit dans les orientations actuelles de l'État de Côte d'Ivoire, où la performance et la qualité du service rendu deviennent progressivement les principaux critères d'évaluation de l'action publique.
Dr KOFFI Konan Emmanuel
Docteur en Traditions et Littératures Orales


