Le Maroc accélère ses ambitions dans l’intelligence artificielle (IA). Soutenu par des projets d’infrastructures numériques d’envergure, le Royaume entend attirer les investissements et renforcer ses capacités de calcul intensif, indispensables au développement des applications d’IA.
Au cœur de cette stratégie figure la Nexus AI Factory. Selon les annonces présentées par Nvidia, le projet nourrit une ambition de long terme de 500 mégawatts de capacité planifiée. Le protocole signé en avril 2026 prévoit toutefois un déploiement progressif : une première infrastructure de 16 MW à Nouaceur, puis 20 MW supplémentaires dans le nord du pays. L’investissement annoncé atteint 12 milliards de dirhams, avec un objectif de 36 MW cumulés à fin 2027.
Le groupe Cassava Technologies prévoit également d’étendre ses activités au Maroc, parallèlement à son développement en Égypte, au Kenya et au Nigeria. Son programme continental pourrait mobiliser jusqu’à 720 millions de dollars, sans que la part destinée au Royaume soit précisée.
Ces infrastructures pourraient offrir aux entreprises, aux chercheurs et aux jeunes pousses technologiques des capacités de calcul pour concevoir des solutions dans la santé, l’agriculture, l’énergie et l’industrie.
L’enjeu dépasse toutefois les annonces d’investissement. Le Maroc devra concrétiser les projets, garantir un accès compétitif à la puissance de calcul et attirer suffisamment de clients pour assurer leur viabilité. La disponibilité de l’énergie, les coûts d’exploitation et la formation des compétences seront également déterminants.
En visant le statut de hub africain du calcul intensif, le Royaume cherche ainsi à prendre position dans une économie numérique en pleine expansion. Sa réussite dépendra désormais de sa capacité à transformer ses ambitions en infrastructures opérationnelles et en services accessibles aux acteurs économiques africains.






