Face aux conséquences environnementales de l’orpaillage clandestin, la recherche ivoirienne explore de nouvelles solutions. Selon le Dr Seiny Roger N’Dri, de l’École normale supérieure (ENS) d’Abidjan, et son équipe, un dispositif de filtration pourrait contribuer à réduire la présence de métaux lourds dans les eaux contaminées par les activités aurifères illégales.
Le procédé repose sur une combinaison de sable, de graviers, de graviers fins et de poudre de graines de moringa. Selon les chercheurs, ce système permettrait d’éliminer entre 80 et 99 % des métaux lourds présents dans l’eau traitée. Une performance annoncée qui, si elle est confirmée par des évaluations complémentaires, pourrait ouvrir des perspectives pour les communautés exposées à cette pollution.
L’équipe a également présenté des capteurs capables de détecter le cyanure et le mercure dans l’eau. Ces substances, utilisées ou susceptibles d’être rejetées lors de certaines opérations d’extraction de l’or, représentent des risques importants pour les écosystèmes et la santé humaine.
Ces innovations ont été présentées le jeudi 8 octobre 2026 à Abidjan, lors d’une rencontre organisée par le Fonds pour la science, la technologie et l’innovation (FONSTI).
L’enjeu est désormais de vérifier les performances de ces solutions dans des conditions réelles, puis d’envisager leur déploiement sur les sites touchés. Au-delà de l’innovation scientifique, leur intérêt dépendra de leur fiabilité, de leur coût et de leur capacité à être utilisées durablement sur le terrain. Elles pourraient ainsi renforcer les moyens de surveillance et de lutte contre la pollution des cours d’eau en Côte d’Ivoire.





