Le foncier demeure une source majeure de tensions en Côte d’Ivoire. Entre conflits familiaux, contestations de propriété et arnaques immobilières, les litiges liés aux terrains urbains fragilisent les relations sociales et compromettent de nombreux investissements. Les chiffres illustrent l’ampleur du phénomène : de janvier à septembre 2026, 4 396 conflits fonciers ont été enregistrés sur l’ensemble du territoire national.
La pression sur les terres, la multiplication des transactions et les difficultés liées à la sécurisation des droits de propriété contribuent à alimenter les différends. Selon les données évoquées, environ 70 % des litiges soumis au Conseil d’État ivoirien concerneraient le foncier, soulignant le poids de cette problématique dans le contentieux administratif.
Face à cette situation, les Journées foncières d’Abidjan, organisées du 5 au 7 octobre 2026, ont servi de cadre aux réflexions sur les moyens de prévenir et de résoudre les conflits. À cette occasion, le ministre de l’Agriculture, Bruno Nabagné, a plaidé pour le dialogue, la médiation et la recherche d’informations fiables.
Au-delà des procédures judiciaires, l’enjeu est de promouvoir une culture de la prévention. Vérification des documents, clarification des droits de propriété et recours à des mécanismes de règlement amiable peuvent contribuer à limiter les contestations. Dans un pays où la terre représente à la fois un patrimoine familial et un levier économique, la sécurisation foncière apparaît comme une condition essentielle de la paix sociale et de la confiance des investisseurs.





