L’Égypte et la Tanzanie franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération économique et stratégique. À l’occasion d’une visite officielle du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi en Tanzanie, les deux pays ont signé plusieurs accords visant à stimuler les échanges et à renforcer leur intégration avec les marchés d’Afrique orientale.
Deux protocoles d’accord ont notamment été conclus dans les domaines des transports, de l’électricité et des énergies renouvelables. Les dirigeants des deux pays ont également examiné un projet de développement agricole en Tanzanie destiné à améliorer la sécurité alimentaire, accroître la production de cultures stratégiques et favoriser les exportations.
Au cœur des discussions figure également la question des infrastructures logistiques. Le Caire a exprimé son intérêt pour participer à l’extension et à la modernisation du port de Dar es Salaam, principal point d’accès maritime de la Tanzanie. Abdel Fattah al-Sissi a plaidé pour une vision régionale intégrant ce projet aux grands corridors reliant la Tanzanie aux pays voisins.
Les deux parties ont étudié la création d’une liaison maritime entre le port égyptien de Safaga et celui de Dar es Salaam, ainsi qu’un corridor multimodal reliant Le Caire à la capitale économique tanzanienne. Ces projets ambitionnent de faciliter la circulation des marchandises et de renforcer les échanges intra-africains.
Le président égyptien a également mis en avant l’importance de la coopération dans plusieurs secteurs clés, notamment les infrastructures, l’industrie, l’énergie, l’irrigation, la pharmacie et les équipements médicaux. Il a souligné que la réalisation du barrage Julius Nyerere, construit avec la participation d’entreprises égyptiennes, devait ouvrir la voie à de nouveaux partenariats.
De son côté, la présidente tanzanienne a salué une coopération qu’elle considère comme un « modèle d’intégration africaine ». Elle a présenté le barrage Julius Nyerere comme un symbole de partenariat au service du développement et remercié l’Égypte pour son accompagnement dans la mise en œuvre de la vision « Tanzanie 2050 ».
Les deux États ont enfin réaffirmé leur volonté de transformer leurs accords en un partenariat stratégique durable, couvrant aussi les enjeux régionaux liés à la mer Rouge, à la Corne de l’Afrique et au bassin du Nil.





