Une promesse, un pari, un succès
Démarche assurée, regard déterminé et fière allure. Sous un soleil de plomb qui semblait, lui aussi, ne pas vouloir se faire conter l’histoire, Sarra Kouamé prenait place sur son pupitre. Un soleil annonçant peut-être la présence céleste des ancêtres Anôh, venus, en cet instant symbolique, accompagner la célébration et la valorisation de leur héritage. Du haut de ses 1,70 m, élégamment vêtue, Sarra Kouamé, la commissaire générale, annonçait, ce 21 août 2026, sur le coup de 15 heures, l’ouverture officielle de la troisième édition de cette grande célébration culturelle dédiée au peuple Anôh.
Quelques semaines plus tôt, elle avait déjà affiché ses ambitions devant la presse nationale et internationale, lors de la conférence de presse de lancement tenue le mercredi 8 juillet 2026 à l’hôtel Astoria Palace de Yopougon. « Nous sommes à notre troisième édition, et nous devons lever la barre haute », avait-elle alors déclaré. À Prikro, la jeune commissaire générale a transformé les mots en actes. La promesse est tenue.
Sarra Kouamé, une championne dans l’arène
Pour cette troisième édition, l’Anôh Festival a franchi un nouveau cap. Le public s’est davantage mobilisé, les invités étaient nombreux et de haut standing, tandis que la programmation artistique a contribué à installer une véritable ferveur autour de l’événement. Comme toute œuvre humaine, le festival n’est certes pas exempt de difficultés. Mais une chose est incontestable : l’organisation a connu une nette amélioration par rapport aux précédentes éditions.
Surtout, l’essentiel a été préservé. Durant les trois jours de festivités, les activités se sont déroulées dans une ambiance chaleureuse et festive, sans incident majeur. Enfants, jeunes, adultes et personnes du troisième âge ont répondu présents. Tous ont communié autour de la musique, de la danse, des traditions et des expressions culturelles qui font la richesse du territoire de Prikro.
Les enfants, eux aussi, au cœur de la fête
Dans cette volonté de faire de l’Anôh Festival une fête véritablement populaire et intergénérationnelle, Sarra Kouamé n’a pas oublié les enfants. Durant les trois jours de festivités, un espace spécialement aménagé pour eux a été installé dans l’enceinte de l’espace ADO, qui accueillait l’événement. Jeux et animations leur ont permis de profiter pleinement de la fête, dans un environnement pensé pour leur offrir des moments de détente et de bonheur. Mieux encore, plusieurs tickets ont été gracieusement offerts aux enfants par la commissaire générale, Sarra Kouamé, afin de leur permettre de participer aux différentes attractions. Un geste qui en dit long sur la philosophie portée par la promotrice de l’événement : faire de l’Anôh Festival un rendez-vous accessible à tous, sans distinction d’âge, où chacun doit pouvoir trouver sa place et repartir avec de beaux souvenirs.
À travers cette attention particulière accordée aux plus jeunes, Sarra Kouamé inscrit également le festival dans une démarche de transmission. Car faire aimer la culture et les traditions aux nouvelles générations, c’est aussi préparer l’avenir du patrimoine Anôh.
Et pour finir en beauté : « Libérer en zouglou » !
Mais Sarra Kouamé n’allait pas laisser les festivités s’achever sans offrir au public un dernier grand moment de communion. Pour boucler en beauté cette troisième édition, la commissaire générale a sorti une dernière carte de son jeu : « Libérer en zouglou » avec Yabongo Lova, même si, il faut le reconnaître avec le sourire, les pas de danse n’étaient pas toujours très assurés.
Le célèbre artiste ivoirien a ainsi fait vibrer Prikro au rythme du zouglou, offrant au public un final à la hauteur des ambitions affichées par la commissaire générale. Une séquence pleine de bonne humeur, qui a permis à Sarra Kouamé de se mêler au public et de partager, elle aussi, cette ultime parenthèse festive.
Chants, danses, cris de joie et ambiance survoltée ont accompagné cette ultime séquence. Une manière pour Sarra Kouamé de rappeler que l’Anôh Festival est avant tout une fête populaire, pensée pour rassembler et faire vivre des moments de bonheur à toutes les générations. Avec Yabongo Lova, la commissaire générale a donc trouvé la formule idéale pour refermer le rideau : après trois jours de culture, de traditions et de découvertes, Prikro a finalement « libéré en zouglou ».
Le pari de la proximité et de la joie
Derrière cette réussite, il y a une femme : Sarra Kouamé. À la tête de l’organisation, la commissaire générale aura réussi à maintenir le cap fixé dès le lancement : offrir au public de Prikro un festival plus ambitieux, plus attractif et surtout capable de rassembler. Son mérite réside aussi dans sa capacité à porter l’événement avec conviction. Pour cette troisième édition, elle n’a pas seulement voulu organiser une succession d’activités. Elle a cherché à faire de l’Anôh Festival un véritable rendez-vous populaire, un espace de rencontre entre générations et un instrument de valorisation de l’identité culturelle locale. Le résultat est visible : pendant trois jours, Prikro a vibré au rythme de son patrimoine et de ses talents.
Un appel aux filles et fils de Prikro
Au terme de cette édition, Sarra Kouamé entend désormais franchir une nouvelle étape. La commissaire générale a lancé un appel à l’ensemble des filles et fils de Prikro afin qu’ils s’approprient davantage l’Anôh Festival. Pour elle, l’événement constitue désormais l’un des principaux espaces permettant au territoire de faire connaître ses talents, ses savoir-faire, ses traditions et la richesse de son patrimoine culturel.
Elle souhaite également une mobilisation plus forte des cadres de la région lors des prochaines éditions. Son ambition est de voir davantage de personnalités originaires de Prikro s’investir dans la promotion, l’accompagnement et le développement du festival.
Une championne qui tient ses promesses
Avec cette troisième édition, Sarra Kouamé démontre que la réussite d’un événement culturel repose autant sur la vision que sur la capacité à transformer cette vision en réalité. Elle avait promis de « lever la barre ». Elle l’a fait. Elle a pensé aux adultes, aux jeunes, aux anciens, mais aussi aux enfants, auxquels elle a offert un espace de jeux et des tickets gratuits. Et pour finir, elle a offert à Prikro un dernier grand moment musical avec Yabongo Lova et son « Libérer en zouglou ».
Sarra Kouamé n’a donc pas simplement organisé un festival. Elle a remporté un nouveau round dans le combat pour la valorisation de la culture Anôh. Une championne qui sait promettre, tenir parole et faire de la joie un véritable outil de rassemblement.






