La Côte d’Ivoire a réaffirmé son engagement en faveur de la transformation de ses systèmes agroalimentaires lors de la première réunion ministérielle de la 34ᵉ Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique, tenue le jeudi 16 avril 2026 au Centre international de conférences Al Mourabitoun, à Nouakchott.
Représentant le gouvernement ivoirien, Bruno Nabagné Koné, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, a partagé l’expérience du pays en matière de modernisation agricole. Il était accompagné de Me Adama Kamara, ministre de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, dans une démarche de solidarité gouvernementale.
Cette rencontre de haut niveau a permis d’analyser les leviers de transformation des systèmes agricoles africains. « La Côte d’Ivoire souscrit pleinement à ces orientations, déjà intégrées dans la préparation de son troisième Programme National d’Investissement Agricole (PNIA 3), dont le processus de formulation est en cours », a déclaré le ministre. Il a également souligné que « l’Afrique se trouve à un tournant décisif de son développement agroalimentaire ».
Dans cette dynamique, le gouvernement ivoirien a présenté cinq priorités majeures. Il s’agit d’abord de l’accélération de la transformation structurelle des systèmes agroalimentaires à travers des chaînes de valeur compétitives et industrialisées. Ensuite, du renforcement de la résilience face aux changements climatiques, notamment par la promotion de modèles agroforestiers durables.
La troisième priorité concerne l’intégration régionale pour des marchés agricoles plus complémentaires et résilients. La quatrième met l’accent sur le numérique comme levier de productivité et d’accès aux innovations pour les petits exploitants. Enfin, la cinquième priorité porte sur le renforcement de la protection sociale des agriculteurs et la promotion de l’économie bleue pour une meilleure valorisation des ressources halieutiques.
Sous l’impulsion du Président Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire ambitionne de consolider son statut de puissance agricole, leader mondial dans les filières du cacao et de l’anacarde, tout en renforçant sa place dans les productions vivrières.

