L’arbitre somalien Omar Artan a été refoulé des États-Unis alors qu’il devait officier lors de la Coupe du monde, après avoir été retenu pendant près de 11 heures par les services d’immigration à l’aéroport de Miami.
Les autorités américaines lui ont finalement refusé l’entrée sur le territoire, invoquant une prétendue « association avec des membres présumés d’organisations terroristes ». Son passeport diplomatique ainsi que son visa à entrée unique ont été invalidés, mettant fin à sa mission sur le sol américain.
Selon plusieurs sources proches du dossier, l’officiel a ensuite été renvoyé vers la Turquie par avion. Il a été pris en charge à Istanbul par des représentants de la FIFA avant d’organiser son retour vers la Somalie.
Face à cette situation, FIFA a décidé de lui verser l’intégralité de ses honoraires prévus pour la compétition, malgré son absence sur le terrain. Une mesure qui vise à compenser le préjudice professionnel subi par l’arbitre, engagé dans le tournoi.
Le fonctionnement de la rémunération des officiels reste par ailleurs peu transparent pour le grand public : les arbitres ne connaissent généralement pas le montant exact de leurs primes avant la fin de la compétition, celles-ci étant ajustées et versées après le tournoi.
Cet incident soulève des questions sur les procédures d’accréditation et de contrôle des officiels internationaux, ainsi que sur l’impact des décisions migratoires dans l’organisation d’événements sportifs mondiaux de grande envergure.





