L’intelligence artificielle transforme déjà les secteurs de la santé, de l’éducation, de la recherche et de la gouvernance. Mais son développement rapide soulève également des défis majeurs. Réunis le 2 juillet à Abidjan à l’initiative de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire, chercheurs, universitaires, décideurs publics et partenaires internationaux ont appelé à placer l’éthique au cœur de cette révolution technologique.
Organisée sur le site de Cocody, la conférence a permis d’ouvrir un dialogue sur les opportunités offertes par l’IA, tout en mettant en lumière les risques liés à son utilisation. En ouvrant les travaux, le directeur de l’Institut Pasteur, Dr Meité Syndou, a souligné que l’intelligence artificielle bouleverse les modes de production du savoir, les pratiques médicales et les processus décisionnels. Dans le domaine de la santé, elle améliore notamment le diagnostic, la surveillance des épidémies et la recherche biomédicale.
Les intervenants ont toutefois insisté sur la nécessité de mieux protéger les données personnelles, de limiter les biais algorithmiques et de renforcer la transparence des systèmes automatisés. Ils ont également plaidé pour une gouvernance adaptée aux réalités africaines, capable de garantir un accès équitable aux innovations numériques.
Le vice-président de l’Université Félix Houphouët-Boigny, Pr Dion Yodé Simplice, ainsi que des représentants de l’UNESCO, des juristes et des acteurs de la société civile ont enrichi les échanges. Tous ont convenu qu'une intelligence artificielle au service du développement durable ne peut prospérer sans un cadre éthique solide. Les recommandations issues de cette rencontre devraient contribuer à orienter les futures politiques de gouvernance de l’IA en Afrique.





