Arrivée aux États-Unis en 2005, alors que la Côte d’Ivoire traversait une période de guerre civile, Fatou Traoré se retrouve aujourd’hui menacée d’expulsion. Son arrestation, survenue le 24 septembre 2026 dans l’Iowa, suscite une mobilisation au sein de la communauté religieuse et de son entourage, qui redoutent les conséquences d’un éloignement sur sa famille.
Selon le récit de son fils aîné, Esoumaila Diallo, la ressortissante ivoirienne a été interpellée par des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), le service américain chargé de l’application des lois sur l’immigration. Elle venait de déposer son plus jeune fils à son entraînement de football. Deux véhicules banalisés l’auraient suivie avant son arrestation, vers 6 h 30, alors qu’elle se trouvait dans l’allée de la maison de sa sœur.
Le dossier est d’autant plus préoccupant pour ses proches que Fatou Traoré avait obtenu, en 2011, une suspension de son expulsion, en raison des risques qu’elle pouvait encourir en cas de retour dans un pays dangereux. Elle serait désormais menacée d’un renvoi vers la Sierra Leone, un pays avec lequel elle n’aurait aucun lien, selon les informations rapportées.
Face à cette situation, Dennis G. Walsh, évêque du diocèse catholique de Davenport, dans l’Iowa, a écrit à l’administration Trump pour demander la suspension de la mesure d’expulsion.
Le 6 octobre, une centaine de personnes, parmi lesquelles des membres de sa famille, des religieux et des militants, se sont également rassemblées devant un centre de détention de l’Iowa pour réclamer sa libération.
Au-delà du sort de Fatou Traoré, cette affaire soulève la question des conséquences humaines des procédures migratoires. Son fils aîné s’inquiète notamment pour ses trois frères et sœurs, âgés de 14, 8 et 3 ans, qui subissent les répercussions de cette séparation familiale.
Pour ses proches, l’enjeu est désormais d’obtenir un réexamen de sa situation afin d’éviter une expulsion aux conséquences qu’ils jugent particulièrement lourdes.





