Réunis à Ouagadougou, les ministres en charge de la Sécurité du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont franchi une nouvelle étape dans la construction de l’architecture sécuritaire de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les discussions ont porté sur l’opérationnalisation des mécanismes communs prévus par les textes fondateurs, notamment en matière de sécurité et de libre circulation des personnes et des biens.
Au cœur des échanges figure un protocole additionnel visant à renforcer la coordination entre les forces de sécurité, ainsi qu’un dispositif technique destiné à harmoniser les contrôles routiers sur les principaux axes transfrontaliers. L’objectif affiché est de réduire les tracasseries, les pratiques illégales et d’améliorer la fluidité des échanges entre les trois pays.
Le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, a souligné que ces instruments permettront de consolider le cadre juridique et opérationnel de la Confédération. Les participants ont également passé en revue les avancées liées à la mise en place de la carte nationale d’identité biométrique et du passeport AES, symboles d’une intégration plus poussée.
La coopération sécuritaire inclut aussi un volet technologique majeur avec la future interopérabilité des bases de données sur les personnes et objets recherchés. Cette mesure est présentée comme un levier clé pour renforcer le partage de renseignement et améliorer la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière.
Pour les représentants du Mali et du Niger, cette dynamique marque une volonté commune de mutualiser les efforts face à des défis sécuritaires persistants. À Ouagadougou, les trois États ont réaffirmé leur ambition d’accélérer l’intégration sécuritaire de l’espace AES et de transformer la coopération en outil opérationnel de stabilité régionale.





