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Farines locales : la Côte d’Ivoire mise sur le manioc, le mil et le maïs pour révolutionner la boulangerie

Mercredi 17 Juin 2026 - 17:00

Le gouvernement ivoirien accélère la promotion des farines locales dans la boulangerie afin de réduire les importations et valoriser les productions vivrières nationales.


Le ministre Bernard Kini Comoé encourage l’utilisation du manioc, du mil et du maïs dans la boulangerie ivoirienne
Le ministre Bernard Kini Comoé encourage l’utilisation du manioc, du mil et du maïs dans la boulangerie ivoirienne
 

À l’heure où la Côte d’Ivoire cherche à renforcer sa souveraineté alimentaire et à valoriser ses ressources agricoles, les farines locales s’imposent progressivement comme une alternative crédible à la farine de blé importée. C’est dans cette dynamique que le ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, a effectué une visite de terrain dans plusieurs pâtisseries, restaurants et centres de formation spécialisés en boulangerie et pâtisserie dans les communes de Cocody et de Marcory.
 

Cette tournée a permis au membre du gouvernement de mesurer les avancées réalisées dans l’intégration des produits locaux dans la fabrication du pain, des viennoiseries et autres spécialités pâtissières. Manioc, mil, sorgho, maïs ou encore taro sont désormais transformés en farines utilisées dans de nombreuses recettes qui séduisent de plus en plus les consommateurs.
 

Pour les professionnels du secteur, cette évolution est le fruit de plusieurs années de recherche et d’innovation. « Nous voulons développer davantage de recettes à base de produits locaux », explique Hussein Tall, responsable de l’équipe nationale de boulangerie. Selon lui, le principal défi demeure la disponibilité des matières premières en quantité suffisante pour répondre à une demande croissante.
 

Le ministre Bernard Kini Comoé s’est pour sa part réjoui de l’accueil favorable réservé à ces produits. Il estime que la qualité des préparations à base de farines locales permet aujourd’hui de rivaliser avec celles fabriquées à partir de blé importé. Mieux, ces produits répondent aux attentes d’une clientèle de plus en plus sensible au « consommer local ».
 

Au-delà de l’enjeu alimentaire, cette stratégie représente également une opportunité économique. En favorisant la transformation des productions vivrières nationales, elle contribue à créer des emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, tout en renforçant les revenus des producteurs agricoles. Le gouvernement entend désormais soutenir l’industrialisation de cette filière afin d’augmenter les volumes de production et rendre ces produits encore plus accessibles aux consommateurs ivoiriens.

Félix N'Guessan

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