Le magistrat Ibrahime Coulibaly Kuibiert a officiellement pris fonction ce jeudi 28 mai 2026 en qualité de président du Conseil d’État, à l’issue d’une cérémonie de passation de charges marquée par la solennité et la présence de hautes personnalités de l’État. Nommé par décret présidentiel le 7 mai dernier, il succède à Patrice Kouakou Yao.
La cérémonie s’est tenue en présence de Gilbert Koné Kafana, Haut représentant du chef de l’État, ainsi que de plusieurs autorités administratives et judiciaires. Ce moment institutionnel a consacré l’installation d’une figure bien connue du paysage électoral et juridique ivoirien, ancien président de la Commission électorale indépendante (CEI).
Dans son allocution, le nouveau président du Conseil d’État a exprimé sa profonde gratitude au chef de l’État, Alassane Ouattara, pour la confiance placée en lui. Il a dit mesurer pleinement « les défis et les attentes » liés à cette haute fonction, au cœur du contentieux administratif et de l’équilibre de l’État de droit.
Dans un ton empreint de gravité et de détermination, Ibrahime Coulibaly Kuibiert a pris l’engagement de travailler au renforcement de la crédibilité et de l’efficacité de l’institution. Il a insisté sur la nécessité de s’appuyer sur l’expérience et l’expertise des acteurs internes pour consolider le fonctionnement du Conseil d’État.
Le nouveau président a également rendu un hommage appuyé à son prédécesseur, Patrice Kouakou Yao, saluant son rôle dans la structuration et la consolidation de l’institution. Il a rappelé que le Conseil d’État s’inscrit dans une réforme majeure ayant abouti à la réorganisation de la Cour suprême, et donc à la création de cette juridiction administrative suprême.
S’adressant au personnel, il a appelé à la cohésion, à la rigueur et à l’engagement collectif. Pour lui, les agents constituent la « première ressource » de l’institution. Il a promis de travailler à l’amélioration des conditions de travail ainsi qu’au renforcement des moyens humains et matériels.
Avec cette prise de fonction, Ibrahime Coulibaly Kuibiert ouvre un nouveau chapitre pour le Conseil d’État, dans un contexte où les attentes en matière de justice administrative, de transparence et de performance institutionnelle demeurent élevées.


