Le 30 mai 2026, l’Université Alassane Ouattara de Bouaké accueillera une conférence de haut niveau organisée sous l’égide de la CHAIRE UNESCO SUR L’ÉDUCATION ET L’ÉTUDES AFRICAINES ET L’INTÉGRATION AFRICAINE, dans la salle du Conseil de l'Université du campus 1. L’événement réunira étudiants, enseignants-chercheurs, officiels et acteurs du monde judiciaire autour d’un débat stratégique sur les défis sécuritaires contemporains en Afrique de l’Ouest. Cette conférence sera animée par le Contre-Amiral Ange Kessi, ancien Procureur militaire d'Abidjan.
Dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques jihadistes au Sahel, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger, cette rencontre revêt une importance particulière. Les récentes attaques meurtrières dans ces pays rappellent la fragilité sécuritaire de la sous-région et la nécessité de renforcer la coopération juridique, militaire et institutionnelle face à une menace transnationale en constante évolution.
Après 38 années de service sous le drapeau national, dont 23 passées à la tête du Tribunal militaire d’Abidj an, Ange Kessi a pris sa retraite le 31 décembre 2022. Aujourd’hui, l’ancien haut magistrat militaire revient sur la scène académique pour animer une conférence consacrée au thème « Terrorisme, droit et stabilité des États », un sujet devenu central dans le débat sécuritaire africain.
Un retour public sous le signe de la réflexion stratégique
Depuis son retrait de la vie institutionnelle, l’ancien procureur militaire passe le plus clair de son temps dans son village natal d’Arrah, dans la région du Moronou, où il mène une vie discrète, partagée entre engagements sociaux — notamment la construction de maternités, de centres de santé et la réhabilitation d’établissements scolaires — et interventions ponctuelles dans l’enseignement du droit. Son retour à Bouaké suscite un intérêt particulier, au regard de son expérience dans le traitement des dossiers sensibles liés à la sécurité nationale.
Son nom reste associé à plusieurs affaires emblématiques, notamment celles liées à la lutte contre les réseaux terroristes et à la discipline au sein des forces armées. L’affaire des militaires impliqués dans le contexte de l’attentat de Grand-Bassam en 201 6 demeure l’un des épisodes marquants de son passage à la tête du Tribunal militaire. Cette attaque, qui avait coûté la vie à dix-neuf civils, avait profondément bouleversé la Côte d’Ivoire et renforcé l’exigence de rigueur judiciaire.
Dans ce contexte, il avait insisté sur la responsabilité individuelle des agents de l’État et sur la nécessité de prévenir toute complaisance face aux menaces terroristes, dans une région où les risques sécuritaires demeurent élevés.
Il convient également de rappeler que le contre-amiral Ange Kessi est reconnu pour avoir conduit une lutte rigoureuse contre le racket au sein des forces de défense et de sécurité. Ce phénomène, qui minait la confiance des citoyens et l’efficacité de l’État, aurait coûté à la Côte d’Ivoire plus de 400 milliards de francs CFA par an selon un rapport de la Banque mondiale, avant les réformes et actions judiciaires engagées sous son autorité.
Un parcours au service de la rigueur et de l’État de droit
Né en 1961 à Arrah, Ange Bernard Kessi a bâti un parcours marqué par la discipline, la formation continue et une ascension constante au sein des forces armées et de la magistrature militaire. Formé en économie, en administration navale et en droit, il incarne une trajectoire rare mêlant expertise militaire et compétence juridique.
De l’École d’administration de la Marine en France à l’École nationale d’administration d’Abidjan, il a consolidé un profil d’officier juriste reconnu, avant d’atteindre le grade de contre-amiral en 2018. Son passage à la tête du parquet militaire a été marqué par une lutte ferme contre la corruption, le racket et les abus d’autorité, contribuant à renforcer la crédibilité de l’institution judiciaire militaire.
Son action a également eu un impact durable sur la réforme et la perception de la justice militaire en Côte d’Ivoire, en imposant une culture de rigueur et de redevabilité au sein des forces de défense et de sécurité. Conférencier et auteur, il a participé à de nombreuses rencontres internationales et contribué à la formation des nouvelles générations de magistrats militaires.
Cette intervention à Bouaké apparaît ainsi comme un moment de réflexion et de transmission, où son expérience viendra éclairer les débats sur le rôle du droit dans la prévention de l’instabilité et la consolidation de la paix en Afrique.
Dans un contexte marqué par la recrudescence des attaques jihadistes au Sahel, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger, cette rencontre revêt une importance particulière. Les récentes attaques meurtrières dans ces pays rappellent la fragilité sécuritaire de la sous-région et la nécessité de renforcer la coopération juridique, militaire et institutionnelle face à une menace transnationale en constante évolution.
Après 38 années de service sous le drapeau national, dont 23 passées à la tête du Tribunal militaire d’Abidj an, Ange Kessi a pris sa retraite le 31 décembre 2022. Aujourd’hui, l’ancien haut magistrat militaire revient sur la scène académique pour animer une conférence consacrée au thème « Terrorisme, droit et stabilité des États », un sujet devenu central dans le débat sécuritaire africain.
Un retour public sous le signe de la réflexion stratégique
Depuis son retrait de la vie institutionnelle, l’ancien procureur militaire passe le plus clair de son temps dans son village natal d’Arrah, dans la région du Moronou, où il mène une vie discrète, partagée entre engagements sociaux — notamment la construction de maternités, de centres de santé et la réhabilitation d’établissements scolaires — et interventions ponctuelles dans l’enseignement du droit. Son retour à Bouaké suscite un intérêt particulier, au regard de son expérience dans le traitement des dossiers sensibles liés à la sécurité nationale.
Son nom reste associé à plusieurs affaires emblématiques, notamment celles liées à la lutte contre les réseaux terroristes et à la discipline au sein des forces armées. L’affaire des militaires impliqués dans le contexte de l’attentat de Grand-Bassam en 201 6 demeure l’un des épisodes marquants de son passage à la tête du Tribunal militaire. Cette attaque, qui avait coûté la vie à dix-neuf civils, avait profondément bouleversé la Côte d’Ivoire et renforcé l’exigence de rigueur judiciaire.
Dans ce contexte, il avait insisté sur la responsabilité individuelle des agents de l’État et sur la nécessité de prévenir toute complaisance face aux menaces terroristes, dans une région où les risques sécuritaires demeurent élevés.
Il convient également de rappeler que le contre-amiral Ange Kessi est reconnu pour avoir conduit une lutte rigoureuse contre le racket au sein des forces de défense et de sécurité. Ce phénomène, qui minait la confiance des citoyens et l’efficacité de l’État, aurait coûté à la Côte d’Ivoire plus de 400 milliards de francs CFA par an selon un rapport de la Banque mondiale, avant les réformes et actions judiciaires engagées sous son autorité.
Un parcours au service de la rigueur et de l’État de droit
Né en 1961 à Arrah, Ange Bernard Kessi a bâti un parcours marqué par la discipline, la formation continue et une ascension constante au sein des forces armées et de la magistrature militaire. Formé en économie, en administration navale et en droit, il incarne une trajectoire rare mêlant expertise militaire et compétence juridique.
De l’École d’administration de la Marine en France à l’École nationale d’administration d’Abidjan, il a consolidé un profil d’officier juriste reconnu, avant d’atteindre le grade de contre-amiral en 2018. Son passage à la tête du parquet militaire a été marqué par une lutte ferme contre la corruption, le racket et les abus d’autorité, contribuant à renforcer la crédibilité de l’institution judiciaire militaire.
Son action a également eu un impact durable sur la réforme et la perception de la justice militaire en Côte d’Ivoire, en imposant une culture de rigueur et de redevabilité au sein des forces de défense et de sécurité. Conférencier et auteur, il a participé à de nombreuses rencontres internationales et contribué à la formation des nouvelles générations de magistrats militaires.
Cette intervention à Bouaké apparaît ainsi comme un moment de réflexion et de transmission, où son expérience viendra éclairer les débats sur le rôle du droit dans la prévention de l’instabilité et la consolidation de la paix en Afrique.


