La Côte d’Ivoire veut franchir un nouveau cap dans sa trajectoire de développement. Invité de la conférence « Les Rendez-vous du Gouvernement », organisée le lundi 20 juillet 2026 à Abidjan par le Centre d’Information et de Communication gouvernementale (CICG), le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a présenté les enjeux, défis et perspectives de la Politique nationale de développement.
Devant le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, et plusieurs acteurs institutionnels, le ministre a retracé l’évolution de la planification économique ivoirienne. Il a rappelé la période du « miracle ivoirien » entre 1960 et 1980, marquée par une croissance moyenne de 7,3 %, avant les années de ralentissement économique entre 1980 et 2010.
Depuis 2012, a-t-il indiqué, la stratégie nationale repose sur des Plans nationaux de développement (PND). Après les programmes 2016-2020 (30 000 milliards FCFA) et 2021-2025 (59 000 milliards FCFA), le PND 2026-2030 constitue un nouveau défi avec un financement estimé à 114 838,5 milliards FCFA.
Selon Souleymane Diarrassouba, les réformes engagées ont permis une progression notable des indicateurs économiques et sociaux. Le PIB par habitant a ainsi doublé, passant de 1 546,9 dollars en 2012 à 3 148,2 dollars en 2025. Le programme des Filets sociaux productifs a également bénéficié à 527 000 ménages depuis 2017.
Pour la période 2026-2030, le gouvernement ambitionne d’atteindre une croissance moyenne de 7,2 %, d’augmenter le PIB par habitant à 4 500 dollars, de réduire la pauvreté sous la barre des 20 % et de porter le nombre d’emplois de 11,5 à 14 millions.
Le ministre a également insisté sur la transformation locale des matières premières, notamment le cacao et l’anacarde, ainsi que sur le développement de l’enseignement technique, du logement social, des infrastructures routières et du transport de masse.
Concernant la dette, Souleymane Diarrassouba a rassuré que la Côte d’Ivoire demeure dans une situation maîtrisée, rappelant son classement par le FMI et la Banque mondiale parmi les pays à faible risque de surendettement.
À l’horizon 2030, le PND prévoit aussi une nouvelle organisation territoriale autour de neuf pôles économiques régionaux afin de faire des régions de véritables moteurs de croissance et de réduire les disparités entre zones urbaines et rurales.





