Le Mali entend poursuivre une politique étrangère centrée sur la défense de sa souveraineté et la diversification de ses partenariats internationaux. À Bamako, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a présenté le bilan de cinq années d'action diplomatique sous la présidence du général Assimi Goïta, mettant en avant une nouvelle orientation fondée sur la réciprocité et la préservation des intérêts nationaux.
Selon le chef de la diplomatie malienne, le pays privilégie désormais des relations internationales « respectueuses » et mutuellement bénéfiques, rompant avec les modèles de coopération jugés déséquilibrés par les autorités de transition. Cette stratégie s'inscrit dans la Vision Mali Kura 2063, feuille de route destinée à soutenir le développement économique à travers des projets structurants dans les secteurs de l'agriculture, de l'énergie, de l'industrie et des infrastructures.
Sur le plan sécuritaire, Abdoulaye Diop a souligné le renforcement des partenariats avec plusieurs pays, notamment la Russie, la Chine, la Türkiye, l'Iran et le Rwanda, afin de diversifier les sources d'équipements militaires et les programmes de formation.
Le ministre est également revenu sur le repositionnement régional du Mali après son retrait de la CEDEAO, désormais effectif, aux côtés du Burkina Faso et du Niger. Bamako présente aujourd'hui la Confédération des États du Sahel (AES) comme le principal cadre de coopération politique, sécuritaire et économique entre les trois pays.
Au-delà des questions sécuritaires, les autorités maliennes souhaitent aussi renforcer leur influence culturelle. L'élection du Mali au Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO pour le mandat 2026-2030 est présentée comme un symbole du rayonnement international que Bamako entend consolider dans un contexte mondial de plus en plus multipolaire.





