La capitale économique ivoirienne a accueilli, le samedi 23 mai 2026, la 31e réunion du Comité ministériel du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), en marge de la 45e session de sa Commission technique plénière. Cette rencontre de haut niveau a réuni des ministres en charge de l’Intérieur, de la Justice et des Finances de l’espace ouest-africain.
À l’ouverture des travaux, le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération régionale face aux menaces croissantes que représentent le financement du terrorisme et la prolifération des armes. Selon lui, ces risques fragilisent la stabilité des États et la crédibilité des systèmes financiers.
Le chef du gouvernement ivoirien a appelé à un engagement collectif et durable, fondé sur la solidarité et la coordination des politiques publiques. Il a également salué le rôle du GIABA dans la lutte contre les flux financiers illicites, soulignant la complémentarité avec d’autres institutions internationales comme le GAFI.
Dans la même dynamique, les représentants de la CEDEAO ont rappelé la nécessité pour les États membres de corriger les insuffisances de leurs dispositifs nationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. La coopération régionale apparaît ainsi comme un levier essentiel pour faire face à des défis transfrontaliers de plus en plus complexes.
La représentante résidente de la CEDEAO en Côte d’Ivoire a également souligné l’importance de l’unité régionale, indiquant que l’organisation a validé en décembre 2025 les demandes d’adhésion du Burkina Faso, du Niger et du Mali au GIABA, signe d’une volonté d’inclusion et de consolidation du dispositif régional.
En fin de mandat, le directeur général du GIABA a, pour sa part, présenté les réformes engagées depuis 2022 visant à renforcer la transparence, l’efficacité et la gouvernance de l’institution. Ces réformes ont permis d’améliorer la capacité de l’organisation à répondre aux menaces financières émergentes dans un environnement régional en mutation.


