La raffinerie Dangote, située en périphérie de Lagos, est en train de devenir un pilier stratégique pour l’approvisionnement énergétique de l’Afrique. Face aux ruptures d’approvisionnement provoquées par le conflit iranien, le magnat nigérian Aliko Dangote a annoncé le renforcement des exportations d’essence et d’urée vers plusieurs pays du continent.
Fonctionnant désormais à pleine capacité — 650 000 barils par jour —, la raffinerie permet de compenser en grande partie les effets de la crise au Nigeria et dans une vaste zone allant de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique de l’Est. « Ce que je peux faire, c’est garantir aux Nigérians, ainsi qu’à la majeure partie de l’Afrique, que nous avons la capacité de les approvisionner », a assuré Aliko Dangote lors d’une visite sur le site industriel.
Depuis le début de l’intensification des exportations, 17 cargaisons d’essence ont déjà été envoyées vers d’autres pays africains. Les livraisons d’urée, très demandées par les acheteurs à la recherche d’alternatives face à la baisse de disponibilité mondiale, ont également augmenté. La raffinerie dispose d’une capacité annuelle pouvant atteindre 3 millions de tonnes métriques d’urée, dont l’essentiel était jusque-là destiné aux marchés américains et sud-américains.
Malgré ces efforts, les prix du carburant restent élevés au Nigeria, conséquence de la hausse des cours du pétrole. Pour contrer cette tendance, Aliko Dangote plaide pour davantage d’approvisionnements en brut libellés en monnaie locale, afin de stabiliser les coûts et soutenir les consommateurs.
Avec cette montée en puissance, la raffinerie Dangote s’impose comme un acteur clé pour la sécurité énergétique du continent, capable de répondre aux crises et de renforcer la résilience des économies africaines face aux perturbations internationales.

