La lutte contre l’insalubrité demeure une priorité pour les autorités ivoiriennes. Malgré l’expiration de l’ultimatum de 72 heures accordé aux opérateurs de collecte des déchets, le gouvernement maintient la pression afin d’accélérer le ramassage des ordures dans le district d’Abidjan et plusieurs villes du pays.
Dans cette dynamique, le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Dr Amédé Koffi Kouakou, a effectué le 10 juin 2026 une visite au siège de l’Agence nationale de gestion des déchets (ANAGED). Accompagné de ses collaborateurs, il a fait le point avec la Directrice générale de l’agence, Sarrhan Ténin Ouattara, sur les actions engagées pour faire face à la crise.
Au cœur des échanges figurait notamment l’évaluation du dispositif opérationnel déployé pour répondre aux nombreux signalements d’amas d’ordures. Le ministre a révélé que près de 800 alertes ont été enregistrées en une seule journée via les plateformes numériques et les réseaux sociaux. Parmi celles-ci, une centaine ont été traitées dans le délai de deux heures imposé aux opérateurs de collecte, tandis que les autres ont nécessité des interventions complémentaires.
Pour Dr Amédé Koffi Kouakou, cette capacité de réaction repose sur un système numérique de suivi mis en place par l’ANAGED. Cet outil permet un contrôle en temps réel des opérations sur le terrain et contribue à améliorer l’efficacité des équipes de collecte.
Le ministre a également assuré qu’aucun retard de paiement significatif ne pouvait expliquer les dysfonctionnements constatés. Selon lui, seules des contraintes administratives habituelles ont été relevées.
Saluant les efforts de l’ANAGED, il a annoncé de futures réformes destinées à renforcer la gouvernance du secteur de la salubrité. Objectif : mettre fin aux pratiques inefficaces et garantir un cadre de vie plus sain aux populations.


