Le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) a permis d’importantes avancées socio-économiques en Côte d’Ivoire depuis son lancement en 2011. Dans un entretien, Léa Djatti Diaté, coordonnatrice du Secrétariat technique du C2D, souligne que ce mécanisme de coopération entre la Côte d’Ivoire et la France a contribué à améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Mis en place après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2012, le C2D repose sur la conversion de la dette ivoirienne en financements de projets de développement. Au total, près de 1 902 milliards FCFA ont été mobilisés dans plusieurs secteurs prioritaires.
Selon Léa Diaté, le dispositif a permis la construction de 116 écoles primaires et 132 collèges de proximité, favorisant la scolarisation de plus de 70 000 enfants, surtout en milieu rural. Plus de 1 000 kilomètres de routes ont également été réhabilités, contribuant au désenclavement de nombreuses localités.
Le secteur de la santé a bénéficié de la réhabilitation de plus de 100 centres sanitaires, tandis qu’environ 1,5 million de personnes ont eu accès à de nouvelles infrastructures d’eau potable.
Le troisième C2D, signé en 2021, met l’accent sur l’employabilité des jeunes, le renforcement du système de santé et le développement des industries culturelles et créatives. Pour la coordonnatrice, l’enjeu est désormais d’assurer la durabilité des acquis enregistrés.


