La Côte d’Ivoire confirme le poids de son budget dans l’espace ouest-africain. Pour l’exercice 2027, le pays prévoit une enveloppe de 18 466 milliards de FCFA, soit plus du double du budget annoncé par le Sénégal, deuxième de ce classement avec 7 363 milliards de FCFA. Ces montants illustrent les différences de taille entre les économies, mais aussi les choix et les capacités de financement des États.
Derrière ces deux pays figurent le Bénin, avec un budget annoncé de 4 757 milliards de FCFA, puis le Burkina Faso et le Mali. Pour ces deux derniers, les chiffres communiqués distinguent les recettes et les dépenses : 4 200 milliards de recettes pour 4 839 milliards de dépenses au Burkina Faso, contre 3 866 milliards de recettes et 4 462 milliards de dépenses au Mali.
Ces données font apparaître des besoins de financement respectifs de 639 milliards et de 596 milliards de FCFA, avant prise en compte des éventuels ajustements comptables et des modalités de financement.
La comparaison doit toutefois être replacée dans son contexte. Les cinq pays n’ont ni la même population ni les mêmes contraintes territoriales et économiques. La Côte d’Ivoire compte plus de 29 millions d’habitants, devant le Mali, estimé à environ 25 millions. Le Bénin, avec près de 15 millions d’habitants, est le moins peuplé des cinq.
Le Mali, dont le territoire est beaucoup plus vaste que celui de la Côte d’Ivoire, et le Burkina Faso sont par ailleurs confrontés depuis plusieurs années à une crise sécuritaire qui pèse sur leurs priorités budgétaires.
Au-delà des montants, la véritable question reste celle de l’efficacité de la dépense publique. Un budget élevé constitue un instrument de développement, mais son impact se mesure à sa capacité à financer les infrastructures, l’éducation, la santé, l’emploi et la sécurité. Car la performance budgétaire ne se résume pas aux chiffres : elle se juge aussi aux résultats concrets pour les populations.






