À Accra, au Ghana, une conférence internationale a réuni du 17 au 19 juin environ 80 pays, institutions et ONG pour discuter des réparations liées à l’esclavage. L’enjeu est de définir les prochaines étapes d’une justice réparatrice, dans le prolongement d’une résolution des Nations unies.
Pour l’historienne Olivette Otele, la notion de réparations reste globale et controversée. Elle lui préfère celle de justice réparatrice, fondée sur le dialogue entre victimes présumées et responsables.
Elle souligne que ce cadre inclut les excuses officielles, la restitution d’œuvres d’art et une dimension morale et spirituelle. « Les réparations sont demandées par un groupe, mais la justice réparatrice suppose un dialogue », explique-t-elle.
Les participants ont évoqué un fonds dédié, des excuses formelles et une réforme de la gouvernance mondiale afin de mieux encadrer ces demandes. L’objectif est de construire un cadre historique et juridique durable.




