Le gouvernement du Togo a officialisé une hausse des prix des produits pétroliers à la pompe, applicable à compter du 27 mai 2026. Le super sans plomb passe ainsi à 725 FCFA le litre contre 680 FCFA auparavant, tandis que le gasoil grimpe à 750 FCFA. Le pétrole lampant et le mélange deux temps enregistrent également des augmentations, respectivement fixés à 1040 FCFA et 811 FCFA.
Cette décision a été entérinée par un arrêté interministériel signé par les ministres en charge de l’Économie, des Finances et de l’Énergie. Elle abroge les anciens tarifs en vigueur depuis mars 2025 et sera mise en œuvre par le Comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers.
Selon les autorités, cette révision intervient dans un contexte international marqué par une forte volatilité des cours du pétrole. Le prix du baril de Brent, en hausse depuis les tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz, reste supérieur à 100 dollars, exerçant une pression sur les économies importatrices.
Dans la sous-région, plusieurs pays ont déjà ajusté leurs tarifs, à l’image du Bénin et de la Côte d’Ivoire, qui ont également revu leurs prix à la hausse. Le Togo était jusque-là l’un des derniers à maintenir ses anciens niveaux de prix, grâce à un mécanisme de subvention.
Mais cette politique devient difficile à soutenir. L’enveloppe budgétaire dédiée aux subventions pétrolières a été réduite en 2026 dans un contexte d’assainissement des finances publiques, sous contrainte des engagements régionaux et du programme avec le FMI.
Pour les ménages, cette hausse pourrait entraîner un effet domino sur les prix du transport et des produits alimentaires. Dans un contexte d’inflation persistante, la nouvelle grille tarifaire risque d’accentuer la pression sur le pouvoir d’achat des populations.


