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ONU : six prétendants pour écrire l’après-Guterres

Jeudi 23 Juillet 2026 - 17:00

Quatre femmes et deux hommes sont en lice pour diriger l’ONU dès 2027. Le choix final dépendra des équilibres géopolitiques mondiaux.


Onu : six candidats pour succéder à Antonio Guterres
Onu : six candidats pour succéder à Antonio Guterres
 

Après deux mandats à la tête des Nations unies, Antonio Guterres quittera ses fonctions le 31 décembre 2026. Pour lui succéder, six personnalités sont désormais engagées dans une bataille diplomatique où se mêlent expérience internationale, équilibres régionaux et rapports de force entre grandes puissances.
 

Parmi les candidates figure Michelle Bachelet. L’ancienne présidente du Chili, première femme à avoir dirigé son pays, dispose d’une solide expérience onusienne après son passage au Haut-Commissariat aux droits de l’Homme. Sa candidature est toutefois fragilisée par des critiques venues de certains milieux conservateurs et par le retrait du soutien officiel de Santiago.
 

La Guyanienne Carolyn Rodrigues Birkett, ambassadrice auprès de l’ONU depuis 2020, entend restaurer la confiance dans une organisation dont la crédibilité est régulièrement questionnée. Elle plaide pour une ONU davantage engagée dans la prévention des conflits.
 

Autre figure majeure : Maria Fernanda Espinosa. L’ancienne ministre équatorienne des Affaires étrangères, également experte du climat et du développement durable, défend l’idée qu’après 80 ans d’existence, il est temps qu’une femme dirige enfin l’institution.
 

Côté masculin, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), mise sur son expérience des crises nucléaires iranienne et ukrainienne. Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la CNUCED, avance quant à elle son expérience diplomatique, notamment dans la gestion des tensions liées aux exportations de céréales ukrainiennes.
 

Seul candidat africain, Macky Sall, ancien président du Sénégal (2012-2024), défend une vision liant étroitement paix, développement et lutte contre les inégalités. Sa candidature, portée par le Burundi au nom de l’Union africaine, souffre cependant d’un manque de soutien continental.
 

Le poids décisif des grandes puissances

Si la tradition veut que la présidence de l’ONU respecte une rotation régionale et que l’Amérique latine soit aujourd’hui favorite, le choix final reste entre les mains du Conseil de sécurité. Les cinq membres permanents — États-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni et France — disposent d’un droit de veto déterminant.
 

Après 80 ans d’existence, l’ONU pourrait donc entrer dans une nouvelle ère : celle d’une première femme secrétaire générale ou d’un retour à un profil diplomatique classique. Le verdict dépendra autant des compétences des candidats que des grandes alliances internationales.

 
 
Félix N'Guessan

: ONU
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