Mais la grande attraction est incontestablement venue de l’élection Miss Anôh Festival 2026. Cinq candidates se sont affrontées sur le podium dans une compétition placée sous le signe de l’élégance et de la mise en valeur de la femme. En tenue traditionnelle, en tenue dite de « vérité » puis en tenue de soirée, les candidates ont multiplié les passages devant un public conquis. Démarche assurée, élégance, présence scénique et maîtrise du podium : chacune a défendu ses chances avec détermination, donnant parfois l’impression d’évoluer comme de véritables professionnelles du mannequinat.
Au terme de la compétition, c’est Kouassi Amoin, élève en classe de Première A dans un lycée à Bondoukou, qui a décroché la couronne de Miss Anôh Festival 2026. Elle s’est imposée devant les autres candidates au terme d’une compétition particulièrement disputée. La nouvelle reine de beauté est repartie avec une enveloppe et un congélateur, récompensant ainsi ses efforts et sa performance. Si une seule candidate devait être couronnée, les cinq participantes méritent toutefois d’être saluées pour leur courage, leur élégance et leur volonté de se mesurer à une telle compétition.
Aller au-delà de Prikro
Au-delà de la cérémonie et des récompenses, cette élection soulève une question importante : que faire de ces jeunes talents après le festival ? Le comité d’organisation gagnerait à réfléchir à un véritable mécanisme d’accompagnement des lauréates de Miss Awoulaba et de Miss Anôh Festival. Leur participation ne devrait pas s’arrêter à la remise d’une couronne ou à une cérémonie organisée à Prikro.
Pourquoi ne pas les préparer et les accompagner vers les sélections régionales des différents concours de beauté, avec l’ambition de les voir représenter Prikro et, pourquoi pas, accéder aux finales nationales ? Les candidates ont démontré qu’elles avaient de la volonté, de l’élégance et une certaine aisance sur scène. Avec un encadrement professionnel, des séances de formation au défilé, à la prise de parole, à la présentation et à l’entretien, certaines pourraient véritablement franchir un nouveau cap. C’est aussi cela, la vocation d’un festival : révéler des talents, mais surtout leur donner les moyens de grandir.
Kouamé Amoin, Miss Anôh Festival 2026, semble notamment disposer d’un potentiel intéressant dans le mannequinat et les concours de beauté. Sa prestation à Prikro laisse entrevoir des possibilités qui mériteraient d’être explorées et développées. La jeune fille est encore au début de son parcours. Elle possède la fraîcheur, l’ambition et cette présence qui peuvent constituer de précieux atouts. Mais un talent, aussi prometteur soit-il, a besoin d’être cultivé.
La bonne graine est désormais identifiée. Il appartient au comité d’organisation de lui offrir la bonne terre, l’encadrement et les conditions nécessaires pour qu’elle puisse véritablement germer.






