Les berges du Bandama changent de visage. À Kossou, un projet de reboisement a été officiellement lancé le 24 septembre 2026 afin de contribuer à la restauration et à la protection durable de cet écosystème. L’initiative réunit la Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE), la Compagnie Ivoirienne de Production d’Électricité (CIPREL) et le ministère des Eaux et Forêts, en présence du sous-préfet de Kossou, Soumahoro Sahy.
Baptisé « Ensemble pour la restauration et la protection durable des berges du Bandama », le projet entend répondre à la dégradation progressive de la végétation riveraine, liée notamment à plusieurs activités humaines. Il prend également en compte les impacts associés à l’aménagement de la centrale hydroélectrique de Kossou.
Le programme prévoit la création d’une bande végétale de 15 mètres de largeur sur 25 kilomètres, soit environ 30 hectares. À terme, 30 000 plants de teck et de fraké doivent être mis en terre. L’objectif est de reconstituer progressivement le couvert végétal, de favoriser la biodiversité et de renforcer la protection des berges contre leur dégradation.
Au-delà de la plantation, les promoteurs veulent inscrire l’opération dans la durée. Les communautés riveraines seront sensibilisées afin de participer à la protection et à l’entretien des plants. Un dispositif de suivi régulier sera également assuré conjointement par la DUH-Kossou et les services du ministère des Eaux et Forêts.
Le projet s’inscrit dans une démarche de compensation des pertes de biodiversité associées à l’exploitation de la centrale hydroélectrique. Il repose sur un partenariat public-privé associant entreprises, pouvoirs publics et populations locales.
À travers cette opération, la CIE et CIPREL, filiales du groupe Eranove, entendent ainsi prolonger leurs actions en faveur de la préservation des milieux naturels. Sur les rives du Bandama, l’enjeu est désormais de faire du reboisement un effort collectif et durable.






