À Abidjan, l’UNFPA et l’ONPC ont signé un accord pour renforcer la protection des femmes et des jeunes en crise humanitaire en Côte d’Ivoire.
L’initiative vise à améliorer la préparation et la réponse aux urgences humanitaires à travers une meilleure coordination entre les deux institutions. Elle met un accent particulier sur la protection des femmes, des filles et des jeunes, souvent les plus exposés lors des catastrophes naturelles, des crises sanitaires ou des déplacements de populations.
Selon le représentant résident de l’UNFPA Côte d’Ivoire, Saïdou Kaboré, la multiplication des crises accroît les risques de mortalité maternelle et de violences basées sur le genre, mais aussi les ruptures d’accès aux services essentiels de santé sexuelle et reproductive. Il a insisté sur la nécessité de ne « laisser personne pour compte », réaffirmant la disponibilité de l’agence onusienne à accompagner la mise en œuvre du partenariat.
De son côté, le directeur général de l’ONPC, Amankou Kassi Gabin, a qualifié l’accord de tournant important. Il souligne qu’il permettra d’intégrer les enjeux de santé reproductive et de lutte contre les VBG dans les opérations d’urgence, notamment via la distribution de kits de dignité et le renforcement des capacités des centres de protection civile sur le terrain.
Les deux institutions entendent désormais traduire ces engagements en actions concrètes, en s’appuyant sur le maillage territorial des CPC, l’amélioration du positionnement des intrants humanitaires et une exploitation plus stratégique des données pour anticiper et mieux répondre aux crises.

