La restructuration engagée au sein du PPA-CI par Laurent Gbagbo continue de provoquer des remous. Entre exclusions, suspensions et désaccords stratégiques, plusieurs cadres écartés ou sanctionnés ont choisi de se rapprocher d’un nouveau projet politique porté par Ahoua Don Mello.
Selon des informations rapportées par Jeune Afrique, plusieurs figures issues de l’ancien appareil du parti rejoignent progressivement ce chantier. Parmi elles, Mesmin Comoé et Mathieu N’Gatta sont chargés de mobiliser syndicats et leaders communautaires. D’autres ex-cadres comme Marie-Noëlle Lago et Sery Sarah Soko doivent piloter la mobilisation des femmes et des réseaux associatifs.
Dans la même dynamique, Fernand Ahilé est désormais chargé de l’organisation du congrès constitutif du futur parti, après avoir rejoint l’équipe de communication de Don Mello. Autour de lui gravitent également d’anciens acteurs de l’ex-galaxie patriotique, dont Touré Moussa Zeguen, Koré Moussa Moïse, Claude Guigui ou encore Gnakalé Viviane, mobilisés pour élargir l’implantation du mouvement à l’international.
Cette recomposition intervient dans un climat de forte tension interne. Plusieurs cadres, dont Ahoua Don Mello lui-même, ont été radiés pour avoir brigué la présidentielle malgré la ligne de boycott du parti. D’autres ont écopé de suspensions, tandis que certains, comme Stéphane Kipré ou Prince Arthur Dalli, ont accepté leur sanction.
Dans ce contexte, les proches de Don Mello finalisent la rédaction des statuts du futur parti, confiée notamment à Me Simplice Seri Zokou et Kouamé Kouakou dit « OK ». Deux noms circulent déjà pour cette nouvelle formation : « La Côte d’Ivoire souveraine » et « Union des souverainistes africains – Côte d’Ivoire », symbole d’une opposition en pleine recomposition.


